UNSCEAR

Historique

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Le Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR) a été créé en 1955 par la résolution 913(X) de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) en réponse aux nombreuses préoccupations relatives aux effets des rayonnements ionisants sur la santé et l’environnement.

Mission

Le Comité a pour mission d’évaluer les niveaux et les effets des rayonnements ionisants naturels et artificiels sur l’homme et sur son milieu et de faire rapport sur ce sujet.
Pour les gouvernements des Etats membres, les estimations du Comité constituent une base scientifique qui leur permet d’évaluer les risques d’irradiation et d’établir des mesures de sûreté. Les travaux de l’UNSCEAR servent également de base à la Commission internationale de protection radiologique (CIPR) dans l’élaboration de ses recommandations sur la protection des travailleurs, de la population et des patients contre les rayonnements ionisants. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) quant à elle, publie et révise régulièrement des standards dans les domaines de la sûreté nucléaire et de la radioprotection à partir des recommandations de la CIPR.

Le programme de travail du Comité est approuvé par l’AGNU, et couvre généralement une période de quatre à cinq ans. Le Secrétariat rassemble les données pertinentes fournies par les États Membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU), les organisations internationales et les organisations non gouvernementales, et fait appel à des spécialistes pour analyser ces données, étudier les publications scientifiques pertinentes et procéder à des analyses scientifiques. Ces données portent principalement sur l’intensité observée des rayonnements ionisants, sur la radioactivité ambiante et sur les résultats des expériences scientifiques menées sur les effets des rayonnements ionisants sur l’homme et son milieu.

Le comité propose également des programmes de recherche, des normes de référence en matière de méthodes de prélèvement et d’instrumentation, ainsi qu’en matière de méthodes de mesure des rayonnements pour l’analyse des prélèvements. En revanche, l’UNSCEAR n’étudie pas les bienfaits ou les aspects économiques de la technologie de l’irradiation et ne définit pas non plus de politique en matière de radioprotection.

Fonctionnement et composition

Le Secrétariat de l’UNSCEAR est basé à Vienne. Son fonctionnellement est lié au Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Chaque année, le Secrétariat soumet ses études scientifiques à un examen approfondi lors de la Session de l’UNSCEAR et, à la fin du cycle, les études complètes sont publiées.

L’UNSCEAR compte actuellement 27 Etats membres :
Allemagne, Argentine, Australie, Biélorussie, Belgique, Canada, Chine, Egypte, Espagne, Etats-Unis, Fédération de Russie, Finlande, France, Inde, Indonésie, Japon, Mexique, Pakistan, Pérou, Pologne, République de Corée, Slovaquie, Royaume-Uni, Soudan, Suède et Ukraine.

L’UNSCEAR et les conséquences radiologiques de l’accident de Tchernobyl

Comme suite de l’accident de Tchernobyl en 1986, l’UNSCEAR a en particulier publié :

  • Un premier rapport en 1988 sur les effets au niveau mondial des rayonnements ionisants issus de l’accident ;
  • Un deuxième rapport en 2000 sur les conséquences radiologiques observées sur les travailleurs intervenus en urgence sur le site ;
  • Un rapport de synthèse en 2008 sur les effets sur la santé liés à l’accident, dont les conclusions sont basées sur plus de deux décennies d’études expérimentales et analytiques des conséquences radiologiques de l’accident sur la santé des populations et sur l’environnement ;
  • Un rapport en 2010 sur l’optimisation des efforts internationaux pour étudier et atténuer le plus possible les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl.

L’UNSCEAR et les conséquences radiologiques de l’accident de Fukushima

Le 9 décembre 2011, 9 mois après l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima-Daiichi, l’AGNU a adopté la résolution 66/70 qui reconduit les travaux du groupe et approuve le projet de l’UNSCEAR de mener une évaluation complète du niveau et des effets des expositions radioactives dues à l’accident de Fukushima, travaux effectués en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Le rapport a été publié début 2014 (disponible ici en anglais).

La France et l’UNSCEAR

La France soutient fortement les activités de l’UNSCEAR. La délégation française comprend des experts essentiellement issus du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) et de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), qui participent activement aux travaux du Comité.

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Dernière modification : 18/08/2017

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