Travaux de l’AIEA pour le développement des nouvelles technologies de réacteurs et innovations

Développement des nouvelles technologies de réacteurs

Les activités de développement technologique à l’AIEA n’ont pas pour ambition de réaliser de la Recherche et Développement (R&D) mais de l’encourager et de faciliter les échanges et le partage d’information entre Etats Membres sur le sujet. Tous les concepts électronucléaires avancés, dont réacteurs SMR, et leurs cycles du combustible associés sont étudiés, incluant les applications non électronucléaires de l’énergie nucléaire, telles que la production d’hydrogène, la désalinisation et la production de chaleur. Aucune technologie n’est privilégiée.

Dans ce but, la Section de développement des technologies nucléaires (NPTDS - Nuclear Power Technology Development Section) favorise l’échange d’informations et les retours d’expériences sur les principales technologies électronucléaires actuelles et en développement (ex : petits réacteurs et réacteurs modulaires (SMR), réacteurs à eau sous pression ou bouillante, réacteurs à neutrons rapides, réacteurs à gaz, réacteurs (modulaires) de faible et moyenne puissances).

La Section NPTDS coordonne la publication de documents techniques, organise de séminaires/ateliers techniques ou de conférences thématiques et pilote des projets de recherche (CRP - Coordinated Research Projects). Elle a également produit un outil à l’usage des Etats membres souhaitant sélectionner un modèle de réacteur de puissance afin de pouvoir identifier en fonctions notamment de besoins et de contraintes techniques spécifiques les modèles les plus pertinents (Nuclear Reactor Technology Assessment).

La Section de développement des technologies nucléaires (NPTDS) développe et maintient une base de données sur les réacteurs avancés sur le site Internet de l’AIEA, appelée ARIS Advanced Reactors Information System Database) ;

« Innovations », Projet INPRO

Le projet INPRO, fondé sur le principe de la participation volontaire, fournit à ses membres un appui concernant la planification à long terme et la collaboration en matière d’innovations relatives aux réacteurs, aux cycles du combustible et aux approches institutionnelles, lesquelles faciliteront le développement durable de l’énergie nucléaire.

Le projet INPRO est dirigé par un comité directeur composé de représentants des 41 pays membres. Ce comité se réunit chaque année pour examiner les progrès réalisés et donner des orientations sur les futures activités. Tous les deux ans, le Comité approuve le plan du sous-programme INPRO, qui définit les domaines du projet et détaille les tâches et les priorités de la mise en œuvre des activités. L’INPRO est financé principalement par les contributions extrabudgétaires de ses membres.

Le projet INPRO a été lancé en 2000 pour aider à faire en sorte que l’énergie nucléaire continue de contribuer à répondre aux besoins en énergie mondiaux jusqu’à la fin du XXIe siècle. Il offre aux experts et aux décideurs politiques des pays industrialisés et des pays en développement un espace de discussion et de coopération sur des questions telles que la planification, le développement et l’exploitation durables de l’énergie nucléaire. Il favorise un dialogue mutuellement bénéfique entre les pays qui ont mis au point une technologie nucléaire et ceux qui envisagent de recourir à de telles technologies pour se doter de nouvelles capacités de production d’énergie nucléaire. Il appuie aussi la planification nationale stratégique à long terme, grâce à l’élaboration et à la mise à disposition d’outils et de services permettant de mieux faire connaître les options possibles pour développer l’énergie nucléaire durable du futur.
Les activités du projet INPRO couvrent les domaines suivants : les scénarios mondiaux, les innovations, l’évaluation de la durabilité et les stratégies, et le dialogue et l’information du public.

À l’aide d’outils d’analyse scientifique et technique, le projet INPRO élabore des scénarios mondiaux et régionaux relatifs à l’énergie nucléaire pour étudier la manière dont les collaborations entre différents États et organisations peuvent faciliter la transition vers des systèmes d’énergie nucléaire durables à l’échelle mondiale et définir des feuilles de route pour un avenir plus viable.

Le projet INPRO appuie aussi des projets de collaboration, notamment : l’examen de concepts de réacteurs innovants visant à déterminer dans quelle mesure ils pourraient permettre d’éviter des accidents graves ; des études sur les déchets que peuvent générer les cycles du combustible nucléaire et les réacteurs innovants ; et l’examen de la coopération entre États Membres dans la partie terminale du cycle du combustible nucléaire, laquelle pourrait favoriser dans une large mesure la durabilité de l’énergie nucléaire à l’avenir.

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Dernière modification : 22/05/2019

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