Travaux de l’AIEA en lien avec le cycle du combustible

L’AIEA aide ses États membres à mener des activités de recherche et à partager leurs données d’expérience et leurs bonnes pratiques relatives au cycle du combustible, notamment pour favoriser une meilleure compréhension du comportement des matières utilisées dans les réacteurs nucléaires.

L’Agence apporte un soutien aux Etats membres, par le biais des publications techniques qu’elle coordonne, des échanges d’informations et de bonnes pratiques qu’elle facilite au travers de ses réunions et dans le cadre de formations et d’ateliers qu’elle met en place. Elle couvre notamment les activités et installations nucléaires pour la production d’uranium, l’enrichissement, la fabrication du combustible nucléaire, son utilisation et la gestion du combustible usé.

Banque d’uranium faiblement enrichi (UFE) de l’AIEA

La banque d’uranium faiblement enrichi (UFE) de l’AIEA, mécanisme de dernier recours d’assurance de l’approvisionnement, constitue une réserve physique d’UFE à la disposition des États Membres de l’AIEA qui remplissent certains critères. La banque d’uranium faiblement enrichie de l’AIEA a été mise en service le 17 octobre 2019 à travers la réception d’une première livraison d’uranium faiblement enrichi (UFE) dans une installation conçue à cet effet au Kazakhstan.

Cette banque d’UFE, détenue et contrôlée par l’AIEA (à travers la section cycle du combustible et matériaux - NFCMS) et située dans l’usine métallurgique d’Ulba, à Oskemen (Kazakhstan), abrite une réserve d’UFE et permet aux États Membres de se fournir en dernier recours, si l’approvisionnement d’une centrale nucléaire en UFE s’interrompait en raison de circonstances exceptionnelles et si l’État Membre concerné était dans l’impossibilité d’obtenir de l’UFE sur le marché commercial ou par tout autre moyen.

Elle constitue une réserve physique pouvant contenir jusqu’à 90 tonnes d’uranium faiblement enrichi convenant à la fabrication de combustible destiné à un réacteur à eau ordinaire courant, type de réacteur nucléaire de puissance le plus largement utilisé dans le monde.

L’Union européenne et ses États membres ont témoigné à plusieurs reprises leur soutien à cet important projet de l’AIEA. L’Union européenne a ainsi versé plus de 24 millions d’euros pour la mise en place et la gestion sécurisée de la banque. Une contribution financière de plus de 4 millions d’euros visait notamment à garantir que le combustible nucléaire soit fourni de manière sûre et sécurisée et à aider l’AIEA à garantir la sécurité et la sûreté de l’UFE lors du transport, de l’approvisionnement, de la livraison et du stockage de l’UFE sur le site de la banque.

La création de la banque s’inscrit dans le cadre des efforts mondiaux visant à assurer l’approvisionnement en combustible nucléaire des pays en cas de perturbation du marché libre ou de rupture d’arrangements existants en matière d’approvisionnement en UFE. Parmi les autres mécanismes d’assurance de l’approvisionnement mis en place avec l’approbation de l’AIEA figurent une réserve physique garantie d’UFE gérée par la Fédération de Russie au Centre international d’enrichissement d’uranium, à Angarsk (Russie), et une garantie d’assurance de l’approvisionnement au Royaume-Uni pour les services d’enrichissement d’UFE. Les États-Unis exploitent également leur propre réserve d’UFE.

Dernière modification : 27/03/2020

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