TNP : 50e anniversaire – déclarations du conseil de l’Atlantique Nord et des Etats dotés [en]

Le 5 mars 1970, le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) entrait en vigueur. À l’occasion du 50e anniversaire de cette date essentielle dans l’histoire du désarmement nucléaire, des déclarations ont été faites par le conseil de l’OTAN ainsi que les ministres des affaires étrangères des États dotés.

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Il y a 50 ans…

Signé le 1er juillet 1968, le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) est entré en vigueur il y a 50 ans, le 5 mars 1970. La France a annoncé son adhésion au TNP dans le cadre du Plan global de maîtrise des armements et de désarmement présenté par le président de la République devant les Nations Unies le 3 juin 1991. Elle a rejoint le 2 août 1992 le Traité, dont elle respectait les dispositions depuis 1968. Le traité est aujourd’hui un des fondements du système de sécurité collective et un élément irremplaçable du maintien de la paix et de la sécurité internationales. La France œuvre en faveur de la pérennité et de l’universalité du TNP.

Le TNP est aujourd’hui proche de l’universalité puisque seuls quatre États n’y sont pas partis : l’Inde, Israël, le Pakistan et le Soudan du Sud. En janvier 2003, la Corée du Nord a annoncé son retrait du Traité.

Le Traité distingue cinq États dotés d’armes nucléaires (qui ont testé des armes nucléaires avant le 1er janvier 1967 : France, États-Unis, Russie, Royaume-Uni, Chine) et des États non dotés d’armes nucléaires (tous les autres États).

Le TNP, initialement conclu pour une durée de 25 ans, a été prorogé indéfiniment en 1995. Un processus d’examen décrit à l’article VIII du traité prévoit la tenue de conférences tous les cinq ans dont la prochaine doit se tenir à New York, du 27 avril au 22 mai 2020.

Déclarations du conseil de l’Atlantique nord

À l’occasion de ce cinquantième anniversaire, le conseil de l’organisation du traité de l’Atlantique nord a publié une déclaration en soutien au TNP.

Le TNP a permis de limiter la dissémination des armes nucléaires à travers le monde. Depuis son entrée en vigueur, de grands progrès ont été réalisés en ce qui concerne le désarmement nucléaire, comme l’atteste l’élimination de dizaines de milliers d’armes nucléaires ; cela étant, il reste du travail à accomplir pour que toutes les dispositions du Traité soient appliquées. Les défis actuels liés à prolifération font ressortir la nécessité de maintenir et de renforcer le Traité, et nous appelons tous les États à intensifier leurs efforts pour atteindre l’objectif de l’adhésion universelle et de l’universalisation, et à combattre efficacement la prolifération nucléaire en appliquant pleinement le TNP. Il n’y a aucune alternative crédible à ce Traité. (…)

Les pays membres de l’OTAN soutiennent la réalisation de l’objectif ultime d’un monde sans armes nucléaires, de façon pleinement conforme à toutes les dispositions du TNP, y compris l’article VI, et d’une manière toujours plus efficace et vérifiable qui favorise la stabilité internationale et se fonde sur le principe d’une sécurité non diminuée pour tous. Quels que soient les résultats engrangés, le succès du TNP dans la durée ne peut être tenu pour acquis et exige un effort soutenu. C’est dans cet esprit que nous appelons tous les États parties au TNP à oeuvrer ensemble à la réussite de la Conférence d’examen qui aura lieu dans le courant de l’année.

L’intégralité de la déclaration est téléchargeable ici.

Déclarations conjointe des ministres des affaires étrangères de la France, de la Chine, des États-Unis, du Royaume-Uni et de la Fédération de Russie

Une déclaration conjointe a été faite, le 10 mars 2020, par les ministres des Affaires étrangères des cinq États dotés au titre du TNP : Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie.

Le TNP a constitué le fondement des efforts internationaux visant à contenir la menace, planant hier comme aujourd’hui, d’une prolifération des armes nucléaires dans le monde et a ainsi servi les intérêts de tous ses Etats parties.

Nous nous réjouissons également des bénéfices extrêmement variés apportés par les utilisations pacifiques de l’atome, tant pour l’électricité que pour la médecine, l’agriculture ou encore l’industrie. Nous réitérons notre soutien résolu à l’élargissement de l’accès aux bénéfices de l’énergie nucléaire et de ses applications à des fins pacifiques. C’est grâce au TNP que prospère cet atout pour l’humanité, et le régime de non-prolifération nucléaire bâti autour du traité a permis de garantir que les programmes nucléaires sont et demeureront entièrement pacifiques.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) joue un rôle essentiel dans la mise en œuvre du TNP, à la fois pour promouvoir la coopération la plus complète possible concernant les utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire et pour appliquer les garanties et vérifier que les programmes nucléaires sont totalement pacifiques. Un accord de garanties généralisées de l’AIEA associé à un Protocole additionnel fournit des assurances crédibles concernant l’absence d’activités nucléaires non déclarées, et doit devenir la norme universelle de vérification du respect des obligations découlant du TNP. Nous accordons notre soutien total et constant à l’AIEA et encourageons les autres pays à faire de même.

L’intégralité de la déclaration est téléchargeable ici.

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Dernière modification : 10/03/2020

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