Sécurité nucléaire : la France et la communauté internationale s’engagent

Dans la déclaration prononcée au nom de la France, l’Administrateur général du CEA a rappelé l’attachement de la France à la sécurité nucléaire, manifestée par sa participation active aux sommets organisés sur ce thème, son soutien à la mise en œuvre de la résolution 1540 du Conseil de sécurité et le dépôt à l’Assemblée générale d’un projet de résolution visant à prévenir l’acquisition de sources radioactives par des groupes terroristes. Il a également souligné le rôle central de l’AIEA, dont les États membres ont adopté une déclaration ministérielle fixant les orientations pour les années à venir.

PNGThe English version of the article is here.

Daniel VERWAERDE, Administrateur général du CEA, à la tribune de l'AIEA. - JPEG
Dans le cadre de la Conférence internationale sur la sécurité nucléaire, qui se tient à Vienne du 5 au 9 décembre, les deux premières journées sont consacrées à un volet ministériel. Daniel Verwaerde, Administrateur Général du Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA), chef de la délégation française, a prononcé ce lundi une déclaration au nom de la France.

Ayant rappelé l’importance des sommets sur la sécurité nucléaire, ainsi que l’engagement de la France au Conseil de Sécurité à renforcer les efforts en ce domaine, notamment grâce à la résolution 1540 adoptée en 2004, l’Administrateur Général a souligné le « rôle central de l’AIEA dans la coordination des efforts internationaux en matière de sécurité nucléaire ». La France se félicite de la récente entrée en vigueur de l’amendement à la Convention sur la protection physique des matières nucléaires (CPPNM) et œuvrera pour l’« universalisation des instruments juridiques pertinents ». Monsieur Verwaerde a également rappelé l’attachement de la France à la sécurité des sources radioactives, notamment par son soutien au code de conduite sur la sûreté et la sécurité des sources radioactives adopté en 2004 ainsi que par le dépôt, lors de la 71e session de l’Assemblée Générale des Nations unies, avec l’Allemagne, d’une résolution sur ce sujet. La France co-préside aussi, avec les États-Unis, un groupe de travail sur les technologies alternatives aux sources de haute activité.

Daniel VERWAERDE, Administrateur général du CEA, à la tribune de l'AIEA. - JPEG
L’Administrateur Général a appelé « à l’approbation par le Conseil des Gouverneurs [de l’AIEA] et à la publication rapide des orientations supplémentaires portant sur la gestion des sources usagées ». La France a réitéré son soutien aux actions de l’AIEA en matière de sécurité nucléaire, que ce soit en assistant l’agence dans la sécurisation d’événements internationaux, l’aide à la formation ou le soutien aux revues par les pairs de l’AIEA, les missions IPPAS. Enfin, l’Administrateur Général a souligné « la qualité de la coopération au sein de l’AIEA dans le domaine de la sécurité nucléaire [qui] repose sur la non-politisation des travaux qui y sont menés au niveau technique, indispensables pour affronter les défis en la matière. (…) Le respect du rôle et des compétences des différentes organisations internationales et des responsabilités de chaque Etat est crucial pour entretenir une dynamique favorable au renforcement de la sécurité nucléaire  ».

Retrouvez la vidéo de l’intégralité de l’intervention de l’Administrateur Général ici.

C’est en milieu d’après-midi que l’ensemble des ministres et ministres délégués présents ont signé une déclaration ministérielle. Ce texte, adopté par consensus et qui a fait l’objet de longues discussions à Vienne, permet de renforcer l’action de l’AIEA dans le domaine de la sécurité nucléaire et indique les priorités de l’Agence pour les années à venir.

Adoption au consensus de la Déclaration Ministérielle sur la Sécurité Nucléaire - JPEG
Aller plus loin :

Dernière modification : 14/12/2016

Haut de page