Skopje : réunion sur la traite des êtres humains

A Skopje, du 13 au 15 novembre 2017, M. Jean-Claude Brunet, ambassadeur chargé des menaces criminelles transnationales aux côtés de M. Per–Anders Sunesson, ambassadeur suédois chargé de la lutte contre la traite de êtres humains, ont défendu le modèle abolitionniste lors de la réunion du réseau des coordonnateurs nationaux d’Europe du sud-est de lutte contre la traite des êtres humains

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Issu de « processus de Brdo » d’octobre 2010, lequel tend à renforcer la coopération régionale entre les pays d’Europe du sud-est pour faciliter leur accès à l’Union Européenne, un réseau des coordonnateurs nationaux d’Europe du sud-est de lutte contre la traite des êtres humains a été créé. Onze pays d’Europe du sud-est composent ce réseau.

Engagée de manière constante dans la lutte contre l’exploitation des personnes dans les Balkans, la France soutient ce réseau en finançant et co-organisant la dixième réunion qui s’est tenue à Skopje du 13 au 15 novembre 2017, aux côtés du Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD) et de l’Office des Nations unies pour la drogue et le crime (ONUDC).

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Cette réunion a regroupé les coordonnateurs nationaux et les procureurs spécialisés des pays représentés. Les travaux ont été introduits par M. Christian Thimonier, ambassadeur de France à Skopje et Mme Magdalena Nestorovoska, secrétaire d’Etat et coordinatrice nationale de lutte contre la traite des êtres humains en Macédoine, laquelle a exprimé avec enthousiasme son soutien aux échanges de bonnes pratiques en matière de lutte contre l’exploitation sexuelle.
Les échanges ont permis de présenter les modèles de lutte contre l’exploitation sexuelle, de partager les bonnes pratiques pour renforcer la coopération internationale sur la traite, et de présenter les systèmes de mécanismes d’orientation des victimes.

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Parmi les participants comptant plusieurs représentants des 11 pays membres du réseau, nous nous réjouissons particulièrement de la présence de Monsieur l’Ambassadeur Jean-Claude Brunet (France) chargé des menaces criminelles transnationales et de Monsieur l’Ambassadeur suédois Per-Anders Sunesson (Suède), chargé de la lutte contre la traite des êtres humains aux côtés de Mme Caroline Charpentier, magistrate et chargée de mission en matière de lutte contre la traite des êtres humains au sein de la Représentation Permanente de la France auprès des Nations Unis et des organisations internationales à Vienne.
Cette réunion a donné l’opportunité à la France et à la Suèdede promouvoir le modèle abolitionniste, et ce conformément aux recommandations du 5ème plan d’action contre les violences faites aux femmes adopté fin 2016. Depuis 2016, la France emprunte la voie suivie par la Suède, la Norvège et l’Islande avant elle, en adoptant le modèle abolitionniste qui pénalise l’achat de service sexuel et abroge le délit de racolage, reconnaissant ainsi la personne prostituée comme étant une victime et non plus une délinquante. L’adoption de ce modèle tend à réduire la demande et lutte efficacement contre l’exploitation sexuelle des victimes de réseaux criminels, étant rappelé que l’exploitation sexuelle est la forme d’exploitation humaine la plus ancienne et la plus répandue. Selon le rapport mondial sur la traite des personnes de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) de 2016, 65% des victimes de traite des êtres humains en Europe centrale et du sud-est seraient exploitées sexuellement.

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Dernière modification : 15/11/2017

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