Retour sur la 62e conférence générale de l’AIEA et les événements organisés par la France

La 62e session de la conférence générale de l’AIEA s’est achevée le 21 septembre. Chaque année, elle donne l’occasion à tous les États Membres de l’AIEA d’examiner conjointement des questions liées aux travaux en cours, au budget et aux priorités de l’AIEA. Près de 2 600 participants ont assisté à l’événement cette année, notamment des délégués de 153 des 170 États membres de l’AIEA, d’organisations internationales, d’organisations non gouvernementales et des médias.

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Outre la négociation et l’adoption des résolutions visant à renforcer les travaux de l’AIEA dans les domaines de la science et de la technologie nucléaires, de la sûreté, de la sécurité, des garanties et de la coopération technique principalement, la conférence générale est l’occasion pour les Etats membre de partager des informations sur leurs programmes nationaux. Pour les entités qui participent à l’événement au sein de leur délégation nationale, c’est aussi une opportunité pour nouer des contacts avec les autres délégations, dans le cadre de réunions bilatérales, et pour faire la promotion de leurs activités et de leur expertise, notamment dans le cadre d’événements en marge de la conférence.

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La délégation française était conduite par M. François Jacq, administrateur général du CEA, qui a prononcé une déclaration au nom de la France devant les 170 Etats membres de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). A cette occasion, il a salué l’importance et la qualité du travail de l’Agence et a insisté sur le maintien de ses capacités et le renforcement de ses compétences au service de l’ensemble de ses missions. Rappelant l’attachement de la France à l’universalisation et à la mise en œuvre du système de garanties de l’AIEA, M. Jacq a souligné que « l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien constitue un outil essentiel de non-prolifération et de sécurité, que la France demeure déterminée à préserver ».

Par ailleurs, M. Jacq a inauguré le stand France qui permet, pour la 8ème année consécutive, au CEA ainsi qu’aux partenaires industriels et institutionnels français de valoriser leur expertise nucléaire au service de partenariats internationaux.

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Pendant la conférence générale, près de 80 événements parallèles ont été organisés, dont une quarantaine par les États membres et quatre par la France, décrits ci-dessous :

  • "Transformation numérique du nucléaire : exemples de l’industrie nucléaire française"
    L’événement sur la transformation numérique, piloté par la Société Française d’Énergie Nucléaire (SFEN), s’est tenu le lundi 17 septembre en présence d’environs 80 participants et a permis de valoriser l’expertise française dans le domaine de transformation numérique de la filière nucléaire en couvrant l’ensemble des activités : la conception et la construction pour EDF, les installations du cycle pour Orano, le démantèlement avec le CEA et EDF et le stockage des déchets pour l’ANDRA.
    Les présentations ont mis en avant la standardisation de la gestion des données dans le temps et à travers les différents processus, la gestion des interfaces entre les parties-prenantes, la maîtrise des nouvelles technologies numériques et l’accompagnement au changement. La cohérence d’approche entre les grands acteurs de la filière française a également été utilement soulignée.
  • " Le développement des capacités nucléaires humaines à la Française"
    L’événement, intitulé "The French touch to Nuclear human capacity building" et coordonné par l’Institut International de l’Énergie Nucléaire (I2EN), s’est déroulé le mardi 18 septembre en présence d’une soixantaine de personnes. L’objectif était, pour les experts français, de présenter leurs solutions et offres, adaptées à chacune des phases du développement d’un programme électronucléaire.
    Après quelques mots d’introduction d’Anne-Lazar Sury, gouverneur auprès de l’AIEA, et du directeur de l’I2EN, un expert d’EDF, se mettant à la place d’un décideur au sein d’un pays nouvel-entrant et s’interrogeant sur ses besoins, à chaque étape du développement de son programme électronucléaire, a distribué la parole aux intervenants français de l’ANDRA, du CEA, d’EDF, d’EDF Energy, de l’ENSTTI, de Framatome, de l’I2EN, de l’INSTN et de l’IRSN qui ont présenté les solutions et services proposés.
  • " Acteurs de la scène nucléaire française : un nouveau paysage"
    Cet événement, coordonné par la CEA, s’est déroulé le mercredi 19 septembre, en présence d’environ 80 personnes. L’objectif était de présenter l’organisation et les nouveaux acteurs de la filière industrielle nucléaire.
    Après un discours introductif du représentant permanent, EDF (M. Vakis Ramany), Framatome (M. Frederic Lelievre), Orano (M. John Czerwin) et TechnicAtome (M. Loic Rocard) ont successivement pris la parole pour dresser un tableau complet des activités de chacune de ces entreprises, ce qui a permis de clarifier la nouvelle structure de la filière nucléaire française.
  • "Progresser vers les objectifs de développement durable avec l’énergie nucléaire"
    Au nom du groupe viennois des amis de l’énergie nucléaire qui rassemble les représentations permanentes auprès de l’AIEA de la Russie, de la Corée du Sud, du Japon, de la Chine, de la France, des USA, du Royaume-Uni, du Canada et de l’Inde, la France a organisé cet événement le 20 septembre, qui a rassemblé plus de 80 participants. L’événement été organisé en deux parties.
    Une première partie était dédiée aux "avantages environnementaux". Plusieurs Etats membres ont expliqué l’initiative NICE Future ("nuclear innovation : clean energy future") lancée avec le soutien de 9 pays lors de l’événement "Clean Energy Ministerial" en mai 2018 à Copenhague et ayant pour objectif de mettre en avant, au niveau international, les atouts du nucléaire dans la lutte contre le changement climatique.

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La seconde partie était consacrée aux aspects technologiques et socio-économiques de la contribution de l’énergie nucléaire aux objectifs de développement durable. Le maire de la ville de Gravelines, M. Bertrand Ringot a présenté les aspects territoriaux liés à l’accueil d’une centrale nucléaire de six tranches - l’une des plus large d’Europe, en mettant en avant les atouts économiques que peut constituer une centrale nucléaire dans un espace peu densément urbanisé.


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Dernière modification : 28/09/2018

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