PrepCom TNP 2017 : La promotion des usages pacifiques de l’énergie atomique au cœur des engagements de la France

En conformité avec l’article IV du TNP, la France considère le soutien aux usages pacifiques de l’énergie atomique comme la continuité de son action en matière de non-prolifération. De par son attachement à une utilisation responsable et sûre de l’énergie nucléaire, ainsi qu’au développement des applications non-énergétiques dans de nombreux domaines (santé, agriculture), la France participe activement à la garantie d’un usage pacifique et durable de l’atome.

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La promotion responsable de l’énergie nucléaire : une priorité française

Pour la France, l’énergie nucléaire apporte une contribution essentielle au développement durable. En tant qu’énergie bas-carbone, le nucléaire participe à la lutte contre le changement climatique, qui, comme l’a rappelé l’Accord de Paris, figure parmi les priorités de l’agenda international. Outre le rôle qu’elle joue en faveur de la réduction des émissions de gaz à effets de serre, l’énergie atomique assure la sécurité d’approvisionnement, et constitue un socle de base indispensable pour les besoins des économies en développement.

Considérant ces avantages, un nombre croissant d’États souhaite faire de l’électronucléaire une composante de leur mix énergétique. La France, de par son expertise et ses compétences universellement reconnues, est pleinement investie dans une évolution sûre, durable et responsable du parc nucléaire mondial. Elle est prête à répondre aux besoins de tout État portant un intérêt pour l’énergie atomique, tant que ce dernier respecte scrupuleusement ses obligations internationales, notamment celles découlant du TNP.

Le soutien de la France à l’énergie nucléaire se concrétise par de nombreuses initiatives de coopération portées aux niveaux national et international, notamment à travers sa participation aux activités de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). L’année 2016 a ainsi été marquée par la signature d’accords de coopération entre la France et les Emirats Arabes Unis portant sur la formation d’inspecteurs locaux, témoignant de notre attachement au respect des plus hauts standards de sûreté. La France constitue en effet un territoire attractif pour la formation dans le domaine nucléaire : les accords signés l’an passé entre le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et la Slovénie, le Maroc, et la Tunisie en sont l’expression. Ces accords permettent l’accueil de stagiaires étrangers dans des infrastructures du CEA désignées ICERR en 2015 (International Centres based on Research Reactors), une initiative de soutien à la recherche au développement portée par l’AIEA. À cet sujet, le CEA et l’AIEA ont co-organisé, du 24 avril au 28 avril 2017, une visite groupée des installations françaises labellisées ICERR au bénéfice de responsables d’installations nucléaires d’une dizaine de pays d’Asie et du Moyen-Orient.

Les applications nucléaires non-énergétiques : un aspect central de la promotion de l’usage pacifique de l’atome pour la France

Outre la dimension énergétique, la France voit dans les applications non-énergétiques de l’atome autant de moyens pour promouvoir son usage pacifique d’une part, et l’atteinte des objectifs du développement durable d’autre part. Elle est particulièrement investie dans les domaines de la santé et de l’agriculture.

Depuis plusieurs années, la France est ainsi l’un des principaux soutiens financiers et techniques du programme d’action en faveur de la cancérothérapie (PACT) de l’AIEA. À travers son action multilatérale, la France a par exemple financé en 2015 un atelier visant à promouvoir l’échange de connaissances et de méthodes sur la cancérothérapie en Afrique de l’ouest.

En 2016, par ailleurs, l’INSTN (Institut national des sciences et techniques nucléaires) et le centre de ressources technologiques Aérial, ont été désignés « Centre de Collaboration » de l’AIEA. Cette reconnaissance de notre savoir-faire en matière de formation et de recherche dans le domaine des applications pacifiques de l’atome traduit l’engagement de la France au service du troisième pilier.

Cet engagement s’illustre enfin par le soutien apporté aux activités de recherche de la division AIEA/FAO (Food and Agriculture Organisation), en particulier sur la technique de l’insecte stérile, une technologie utilisée pour la lutte contre les insectes nuisibles.

A cet égard, la France a organisé le 9 mai dernier, en marge du comité préparatoire du TNP, un événement intitulé « Sterile Insect Technique for Agriculture and Health in Africa », en présence du Dr. Baba Sall du Ministère sénégalais de l’élevage, du Dr. Jérémy Boyer de la division FAO/AIEA, et du Dr. Mathieu Damiens de l’Institut de recherche pour le développement. Animé par Madame Anne Lazar -Sury (voir propos introductif), Gouverneur pour la France à l’AIEA, cet événement a été l’occasion de démontrer les bénéfices des applications non-énergétiques du nucléaire, et l’expertise française en la matière.

Pour la version française, cliquez sur le lien ci-dessous :
http://www-naweb.iaea.org/nafa/resources-nafa/Sterile-Insect-Technique-French-LR.mp4

Outre la tenue de cet événement, la France a prononcé ce mercredi 10 mai sa déclaration nationale relative aux usages pacifiques de l’énergie atomique dans le cadre du troisième pilier du TNP. La déclaration est disponible ici.

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Dernière modification : 28/08/2017

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