Portraits de francophones : Mme Elena Floroiu

L’année 2020 marque le Cinquantenaire de la Francophonie, dont l’un des principaux objectifs est la promotion et la défense de la langue française et du multilinguisme, qui est un élément essentiel du système multilatéral.

Découvrez ci-dessous le portrait de Mme Elena Floroiu, volontaire internationale de la Francophonie à Vienne.

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Quel rôle l’apprentissage et la maîtrise du français ont-ils joué dans votre parcours professionnel ? Et sur le plan personnel ?

J’ai commencé à étudier le français à l’école et cela a été un processus assez long et difficile étant donné que l’enseignement des langues ne se fait pas toujours dans les meilleures conditions par manque d’outils appropriés, comme c’était le cas au moins dans les années 1990-2000 en Roumanie. Pour autant, le français est une langue qui m’a toujours permis de trouver du travail, de sorte qu’en ayant eu l’occasion de le pratiquer, j’ai pu l’améliorer. Sur le plan personnel aussi, la connaissance du français a été un outil facilitateur pour me faire des amis francophones, pour voyager facilement et notamment pour avoir accès à beaucoup plus d’information tant sur le plan éducationnel, que culturel (livres, films, radio, musées).

En quoi la connaissance du français (ou d’une autre langue officielle des Nations Unies) est-elle un atout pour faire carrière dans le système multilatéral ?

En tant que chargée de la promotion du multilinguisme dans les organisations internationales de Vienne, j’ai eu l’occasion de constater que la maitrise de plusieurs langues augmente les chances d’obtenir un emploi, le français étant l’une des langues de travail des Nations Unies. Pour autant l’anglais est dominant et les francophones de leur côté doivent également bien maitriser l’anglais. Bref, le milieu de la diplomatie ne peut exister sans communication et la communication est toujours plus efficace quand on partage la langue de l’autre. Le multilinguisme est donc un enjeu et un outil d’influence précieux.

Le multilinguisme vous semble-t-il utile au bon déroulement de votre travail ? Et dans la vie de tous les jours ?

Le multilinguisme est sans doute utile au bon déroulement de mon travail. Par exemple, quand je rencontre des personnes qui ne parlent pas français, je peux communiquer avec elles en anglais. Quand on découvre que nous partageons d’autres langues que l’anglais ou le français, nous préférons l’utiliser aussi, par plaisir. C’est donc très enrichissant et stimulant. Sur le plan personnel, je communique dans plusieurs langues également car j’ai des amis de diverses origines et on s’adapte à chaque situation.

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Sur quel plan estimez-vous que la Francophonie devrait s’impliquer davantage ? Pour quelles raisons ?

En tant que jeune, je crois que la Francophonie pourrait s’impliquer davantage dans le domaine de la protection de l’environnement car c’est un défi commun à tous les pays, francophones ou non. L’écologie en général, et non seulement la lutte contre les changements climatiques, pourrait être source de création d’emplois verts, notamment à destination des jeunes qui représentent une grande partie de la population francophone mondiale et qui seront les premiers à subir les effets négatifs des crises imminentes qui en découleront. Je sais que différents acteurs de la Francophonie agissent déjà dans ce domaine, mais si on pouvait mobiliser tous les Etats membres (qui représentent presque la moitié des Etats membres de l’ONU) autour d’une vraie réforme écologique, cela ferait une grande différence, à mon avis.

Si vous étiez Secrétaire général(e) de l’OIF, quelles mesures adopteriez-vous afin de renforcer l’usage du français et du multilinguisme dans les organisations internationales ?

Si j’avais la possibilité, j’inciterais les Etats membres à renforcer et à innover leurs programmes de formation de sorte que tous les élèves acquièrent des compétences linguistiques multiples, dès le début de leur formation. Aussi, je ferais plus de plaidoyer pour que le français soit inscrit comme langue obligatoire dans les programmes de formation des diplomates et des autres personnes qui souhaitent un emploi à l’international, ainsi que dans le processus de recrutement des Nations Unies et des autres organisations internationales.

Quelle nouvelle langue aimeriez-vous apprendre si vous aviez l’occasion et le temps ? Pourquoi ce choix ?

Je parle couramment français, anglais, italien et roumain et je suis en train d’apprendre l’allemand par respect pour mon pays d’accueil, mais j’aimerais aussi pouvoir me remettre un jour à étudier le russe, l’espagnol et le portugais car ce sont des langues qui me plaisent tout simplement.

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Dernière modification : 24/09/2020

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