Portrait de Jeunes Experts Associés (JEA) #5

Découvrez huit portraits de jeunes experts associés (JEA) actuellement en poste au sein des Nations unies à Vienne. Vincent Roué, JEA au sein de l’AIEA, travaille dans la division de l’énergie nucléaire.

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Quel a été ton parcours avant de postuler pour un JEA ?

Je suis ingénieur nucléaire, diplômé depuis 2013, j’ai fait mes études en France. Attiré par l’international – n’ayant jusque-là pas saisi d’opportunités pour partir à l’étranger, sauf quelques mois à l’Université de Cambridge lors de ma deuxième année en école – j’ai choisi l’expatriation pour mon premier poste. J’ai d’abord travaillé deux ans comme ingénieur nucléaire dans l’industrie en Allemagne sur deux grands projets internationaux, puis encore deux ans comme ingénieur projet pour une autre industrie, toujours en Allemagne.

Comment as-tu eu connaissance du programme JEA et qu’est-ce qui t’a poussé à postuler ?

Je regardais passer sur internet des offres à l’international dans le domaine du nucléaire et je suis tombé un peu par hasard sur les offres JEA du site du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Je me suis alors renseigné sur les conditions particulières pour être candidat au programme JEA et j’ai réalisé que je remplissais tous les critères demandés.
La diversité des missions proposées sur l’offre, le fait de travailler pour une organisation internationale dans un contexte diplomatique sont les raisons principales qui m’ont poussé à postuler.

Décris-nous ton quotidien et tes fonctions et son évolution depuis ton arrivée à Vienne

Au quotidien, je rencontre déjà beaucoup de monde ! C’est une chance assez incroyable de pouvoir parler différentes langues dans une même journée avec des interlocuteurs des quatre coins du monde. Bien sûr, la langue de travail reste l’anglais.
Mes fonctions m’autorisent à participer à l’élaboration de documents techniques à l’attention des États Membres, organiser des réunions de consultation sur des sujets là encore techniques. Le cœur de mon travail reste cependant le soutien à un pays du Moyen-Orient qui nécessite l’aide de l’AIEA pour renforcer son programme nucléaire civil. Nous intervenons sur différents sujets, de la formation du personnel aux sujets d’ingénierie classiques que l’on trouve dans une centrale nucléaire. Les objectifs principaux sont le renforcement de la sûreté des installations et la bonne conduite des projets d’expansion du programme existant. J’ai la chance de pouvoir voyager de temps en temps au Moyen-Orient, c’est excitant !
L’évolution de mon travail est surtout visible au niveau de la confiance que j’ai réussi à établir d’une part avec ma hiérarchie et d’autre part avec le pays pour lequel j’organise les missions. J’ai de plus en plus de liberté sur la façon dont je travaille, c’est très valorisant.

Que comptes-tu faire à l’issue de cette expérience ?

J’aimerai rester à l’Agence dans un premier temps. Les sujets sur lesquels je suis amené à travailler sont passionnants, les personnes avec qui je travaille aussi. À mon âge, c’est une véritable opportunité. J’aime également beaucoup le contexte dans lequel j’évolue. Tous les sujets traités ont leur part de diplomatie, c’est un domaine dans lequel j’aimerai grandir professionnellement, j’y prends goût et cela me correspond plutôt bien !

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Dernière modification : 10/09/2018

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