Portrait de Jeunes Experts Associés (JEA) #3

Découvrez huit portraits de jeunes experts associés (JEA) actuellement en poste au sein des Nations unies à Vienne. Sophie Macé, JEA au sein de l’ONUDC, travaille au sein des ressources humaines de l’ONUDC.

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Quel a été ton parcours avant de postuler pour un JEA ?

Après une maitrise en économie et gestion à la Sorbonne (Paris I), j’ai obtenu un master en gestion internationale des ressources humaines à la London School of Economics and Political Sciences (LSE). Suite à mon master j’ai commencé dans le secteur privé chez McKinsey & Company à Londres dans le recrutement MBA puis j’ai évolué en interne pour m’occuper de la gestion de carrière d’une quarantaine de consultants. Cette expérience m’a permis de solidifier mes connaissances en ressources humaines et de mettre en pratique mes acquis universitaires tout en évoluant dans un domaine très international.

Comment as-tu eu connaissance du programme JEA et qu’est-ce qui t’a poussé à postuler ?

À travers mon travail j’ai eu l’occasion de beaucoup voyager, de faire de nouvelles rencontres et d’échanger avec des personnes du monde entier, ce qui a renforcé mon désir de continuer à évoluer dans un milieu international. En même temps, j’avais le désir de donner plus de sens à mon engagement professionnel et à vouloir contribuer de façon plus active à l’action publique. J’ai donc commencé à m’intéresser de plus près aux possibilités qui existeraient dans les organisations internationales afin d’élargir mon horizon professionnel. Durant mes recherches j’ai compris qu’une grande partie des profils recherchés dans les organisations internationales demandent souvent au moins cinq à sept années d’expérience professionnelle. Suite à ce constat, j’ai donc approfondi mes recherches pour trouver une porte d’entrée qui me permettrait aussi de postuler avec un profil plus « jeune ». C’est par ce biais que j’ai trouvé le programme des jeunes experts associés.

Ce qui m’a attiré dès le début, c’est la possibilité d’intégrer une organisation internationale dans un domaine ou j’avais déjà une certaine expérience (dans mon cas les ressources humaines) tout en ayant la possibilité d’approfondir mes connaissances. Un budget formation est également mis à disposition de chaque jeune expert associé et il y a un suivi continu des équipes de la délégation des français à l’étranger ce qui rends ce programme d’autant plus intéressant. J’ai donc déposé ma candidature sans savoir si mon profil allait correspondre, sachant que je n’avais jamais travaillé dans une organisations internationale, une organisation non gouvernementale (ONG) ou le service public auparavant. Finalement j’ai réussi à intégrer ce programme et j’ai pris mes fonctions au sein de l’office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) en septembre 2015.

Décris-nous ton quotidien et tes fonctions et son évolution depuis ton arrivée à Vienne

L’équipe que j’ai rejointe m’a accueillie dès le début comme une collègue à part entière. Pendant ma première année, j’ai travaillé au sein du service administration des ressources humaines. Une des premières tâches que l’on m’a confiée était la négociation du contrat d’évacuation médicale pour l’ONUDC. J’ai dû travailler avec les différents prestataires, les services juridiques et services achats ainsi que l’équipe médicale. Ce que j’ai apprécié dès le début c’est le degré de responsabilités et d’autonomie que mes superviseurs m’ont confié. Dans ma deuxième année, j’ai pu faire une rotation vers le service recrutement. Entre la gestion des entretiens, les nouvelles initiatives de recrutement à lancer et le suivi des candidats, je n’avais pas une minute pour m’ennuyer. J’ai particulièrement apprécié ma deuxième année car j’ai pu travailler avec différentes divisions au sein de l’ONUDC pour recruter des profils très divers (enquêteurs judiciaires, criminologues, avocats, cartographes ou encore administrateurs chargés de la coordination des politiques pour n’en nommer que quelques-uns). J’ai également pu faire des missions au Nigeria, au Sénégal ou encore à Berlin et ceci m’a aussi permis de construire mon réseau en interne aux Nations unies. D’autre part, j’ai aussi eu beaucoup de liberté pour lancer beaucoup de nouveaux projets en ce qui concerne la diversité du personnel et participer activement au lancement de la stratégie de l’ONUDC pour l’égalité entre les sexes, sujet d’actualité en ce moment. Grâce à mon engagement, mon superviseur m’a nommée coordinatrice des questions de genre au sein de l’ONUDC pour les ressources humaines, ce qui est devenu mon activité principale depuis que j’ai commencé ma troisième et dernière année du programme.

De façon générale, ce que j’ai énormément apprécie depuis mes débuts c’est que l’on m’a progressivement confié des projets à hautes responsabilités et mes superviseurs ont toujours veillé à ce que je sois impliquée dans des activités intéressantes afin de m’exposer aux sujets d’actualité de l’ONU, de diversifier mon profil et de construire mon réseau interne.

Que comptes-tu faire à l’issue de cette expérience ?

Étant dans ma troisième et dernière année dans le programme JPO, je souhaite continuer à évoluer dans les organisations internationales et à construire ma carrière au sein du système onusien. En ce moment, j’explore les possibilités qui existent à Vienne, autant à l’ONUDC que dans les autres organisations internationales sur place, telles que l’AIEA ou l’OTICE. Mais je regarde également à l’étranger et je souhaiterais compléter mon parcours professionnel par une expérience sur le terrain dans les mois ou les années à venir. Je souhaite également ajouter qu’il existe une vraie collégialité entre les autres JEA des différentes promotions et que cela m’aide aussi à comprendre quelles sont les opportunités et priorités dans les autres organisations internationales. Le programme JEA est unique en son genre et c’est un programme très reconnu dans le système onusien.

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Dernière modification : 28/08/2018

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