Portrait de Jeunes Experts Associés (JEA) #2

Découvrez huit portraits de jeunes experts associés (JEA) actuellement en poste au sein des Nations unies à Vienne. William Foster, JEA au sein de l’AIEA, travaille dans la division de la coopération technique.

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Quel a été ton parcours avant de postuler pour un JEA ?

Après un bac littéraire en 2008, j’ai entamé un double Bachelor en relations internationales et langue espagnole à l’Université du Pays de Galles à Aberystwyth. En parallèle j’ai eu l’opportunité de faire une année Erasmus en Espagne à Bilbao. Ceci a été suivi par un master en Affaires européennes à l’Université d’Amsterdam aux Pays-Bas. Par ailleurs, pendant cette période j’ai pu travailler pour quelques journaux en ligne, tant à la rédaction d’articles qu’à la traduction de contenu. Diplôme en poche en 2014 avec un fort intérêt pour les organisations internationales multilatérales, j’ai commencé un stage à la délégation de l’Union européenne auprès des Nations unies à Vienne, en Autriche. La possibilité de participer à des réunions multilatérales et de contribuer à la rédaction de résolutions de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) m’a conforté dans mon désir de tenter une carrière dans l’arène des organisations internationales.
Ce stage de six mois a été suivi par une expérience de deux ans en tant que volontaire international en administration (VIA) au sein de la représentation permanente de la France auprès des Nations unies à Vienne, plus particulièrement auprès de l’AIEA sur les dossiers de sûreté nucléaire, coopération technique, francophonie dans les organisations internationales et communication.
Je me suis ensuite vu proposer un poste de consultant au sein de l’AIEA, département de la coopération technique, en vue d’organiser la première conférence internationale sur le programme de coopération technique de l’Agence.

Comment as-tu eu connaissance du programme JEA et qu’est-ce qui t’a poussé à postuler ?

Lors de mon stage à la délégation de l’Union européenne, j’ai rencontré un ancien JEA qui m’a longuement parlé du programme. Je me suis rendu compte que le programme JEA permet aux jeunes de franchir le pas entre premier stage et premier emploi dans une organisation internationale. C’est aussi le soutien et l’accompagnement vers une carrière de la France au travers de la DFI qui m’ont convaincu de l’utilité du programme. La moyenne d’âge dans les organisations internationales étant assez élevée, l’évolution professionnelle peut parfois sembler difficile pour un jeune fraichement diplômé.
De plus, la possibilité de disposer de formations est très intéressante.

Décris-nous ton quotidien et tes fonctions et son évolution depuis ton arrivée à Vienne

Un JEA doit faire preuve d’initiative et de motivation personnelle. On est souvent jeté dans le grand bassin dès notre arrivée dans ce genre de grande organisation.
Une fois la confiance de ma hiérarchie gagnée, j’ai commencé à gérer l’organisation de quelques réunions dans le cadre de projets de coopération technique. Petit à petit, ces réunions se sont transformées en composantes de projets, et maintenant en projets régionaux dans la région Asie Pacifique, certains avec une vingtaine d’États membres participants. Ceux-ci se concentrent principalement sur la sûreté nucléaire et les applications nucléaires pacifiques, par exemple la cancérothérapie.

Mon travail se compose de trois phases : la planification du programme, qui consiste en beaucoup de dialogue et de réunions avec les représentations permanentes et les parties prenantes des États membres de la région, afin de transposer leurs besoins et objectifs de développement en projets bien articulés ; la deuxième phase, c’est la mise en œuvre de ces projets : cela consiste à dispatcher les experts en mission, organiser des formations, fournir du matériel scientifique, afin que le projet atteigne ses objectifs, tout ceci en étroite collaboration avec les parties prenantes et nos services techniques, dont font partie quelques JEA. Enfin, la troisième phase consiste à évaluer l’impact du projet : tout est quantifié en permanence, afin de pouvoir s’assurer que le projet a rempli ses objectifs. Les résultats sont ensuite inclus dans le rapport d’activité annuelle du département afin de rendre des comptes à nos États membres, et sont ensuite incorporés dans la formulation de projets pour le prochain cycle d’activité.

Que comptes-tu faire à l’issue de cette expérience ?

Je compte rester dans le monde des organisations internationales, plus particulièrement dans le développement durable en tant qu’administrateur chargé de projets. Une organisation comme l’AIEA me convient, car son mandat conjugue subtilement connaissances techniques et scientifiques dans un contexte politique mondial. Pour le futur, je regarde aussi par exemple du côté de la FAO, UNDP, AFD ou la Communauté du Pacifique – des organisations internationales avec lesquelles j’ai l’habitude de travailler avec un mandat qui me passionne.

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Dernière modification : 23/08/2018

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