OTICE : campagne internationale de l’APF pour l’entrée en vigueur du traité

L’assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) a décidé de lancer une campagne internationale en faveur de l’entrée en vigueur du traité d’interdiction complète des essais nucléaires. À cette fin, une délégation de l’APF conduite par Jacques Krabal, Jean-Max Rakotomamonjy, et Christophe-André Frassa s’est rendue à Vienne pour rencontrer Lassina Zerbo ainsi que l’AIEA ou encore le groupe des ambassadeurs francophones.

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L’assemblée parlementaire de la francophonie

L’histoire de la Francophonie parlementaire débute à Luxembourg, en mai 1967, avec l’assemblée constitutive de l’Association internationale des parlementaires de langue française (AIPLF). Réunissant les délégués de 23 sections issues de Parlements d’Afrique, d’Amérique, d’Asie, d’Europe et d’Océanie, cette assemblée donne corps à la pensée de M. Léopold Sédar Senghor, qui affirmait en 1966 : « Ce sont les peuples qui, par l’intermédiaire de leurs élus, pousseront les gouvernements à aller de l’avant. Il faudrait réunir, dans une association interparlementaire, les parlements de tous les pays où l’on parle le français. »
L’AIPLF devient l’Assemblée consultative de la Francophonie, statut confirmé par la Charte de la Francophonie adoptée à Hanoï en novembre 1997. Afin de se conformer à cette Charte, l’Assemblée a décidé, lors de sa Session ordinaire d’Abidjan en juillet 1998, d’adopter le nom d’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).

Lancement d’une campagne internationale en faveur du traité d’interdiction complète des essais nucléaires

Fort de son mandat politique visant à œuvrer pour la paix dans le monde, l’APF a souhaité entamer une démarche active de soutien à l’entrée en vigueur du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE). Ce traité, actuellement ratifié par 167 États et signé par 183, n’est toujours pas en vigueur plus de 20 ans après son ouverture à la signature du fait de l’absence de la ratification par huit Etats dits de l’annexe II (liste de 44 États qui regroupe tous les pays ayant des programmes nucléaires). L’APF, par l’intermédiaire de la voix portée par la francophonie à travers le monde, veut promouvoir l’entrée en vigueur du traité, tout spécialement auprès des pays de l’espace francophone ne l’ayant pas encore ratifié. Outre l’entrée en vigueur du traité, l’un des objectifs visé serait de faire de l’espace francophone le premier espace linguistique mondial où le TICE serait universel.
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Rencontres à Vienne

La délégation s’est tout d’abord entretenue avec M. Antoine Bondaz, expert de la fondation pour la recherche stratégique (FRS) sur l’architecture des traités internationaux relatifs à la non-prolifération, ainsi qu’avec l’ambassadeur Didier Lenoir, représentant permanent de l’Union européenne auprès des nations unies à Vienne. Ces échanges ont permis de replacer le TICE dans ce cadre et de souligner l’importance de son entrée en vigueur, comme élément essentiel de l’approche progressive du désarmement nucléaire, que par la nécessité de pérenniser également le système de vérification déployée par les États signataires depuis vingt ans, avec 321 stations de surveillance à établir à travers le monde.

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La délégation s’est longuement entretenue avec Lassina Zerbo, secrétaire exécutif de l’OTICE, et a pu visiter quelques installations du système de surveillance international. Elle a également rencontré l’ambassadeur Raphael Grossi, représentant permanent de l’Argentine, en vue de la prochaine conférence d’examen du traité sur la non-prolifération nucléaire qui se tiendra à New York, au printemps 2020. La francophonie a une voix spécifique à porter dans le cadre des discussions qui seront conduites, et peut être un appui fort pour les conférences régionales que l’ambassadeur Grossi prévoit d’organiser. La délégation s’est ensuite entretenue avec M. Cornel Feruţă, adjoint du directeur général de l’AIEA.
Le déplacement s’est achevé par une rencontre avec le groupe des ambassadeurs francophones, sous la présidence de l’ambassadeur Roger Kacou, représentant permanent de la Côte d’Ivoire. Au cours de l’échange, l’importance de la francophonie a été rappelée ainsi que les moyens à mettre en œuvre, au sein des organisations internationales viennoises, pour promouvoir l’usage quotidien du français qui est la langue officielle des Nations unies mais également langue de travail.

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Dernière modification : 03/04/2019

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