OTICE : accueil en France d’une formation infrasons avancée [en]

Le CEA/DAM/DASE a accueilli dans ses locaux de Bruyères-le-Châtel, du 14 au 18 octobre 2019, une dizaine d’experts de l’OTICE et issus d’États signataires pour une formation de niveau avancé, à l’analyse de données infrasonores « NDC Advanced Training on Infrasound Data Analysis ».

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Accueil à Bruyères-le-Châtel (CEA/DAM) d’un atelier de formation sur la technologie infrasonore

Du 14 au 18 octobre, la France a accueilli dans les locaux du CEA/DAM une formation dédiée à la technologie infrasonore. Cette formation est la première de niveau « Avancé » organisée dans le domaine des infrasons par le Secrétariat technique provisoire (STP) de l’organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE). C’est la dernière étape du cycle des formations proposées aux Centres Nationaux de Données (CND).

Six experts issus des centre nationaux de données (CND) ont participé (Autriche, Congo, Costa Rica, Indonésie, Portugal, Roumanie) ainsi que deux personnes du secrétariat technique provisoire (STP) se sont rendus en France. La formation a été animée par les experts du département analyse, surveillance et environnement (DASE), qui ont tout particulièrement mis l’accent sur l’utilisation des outils d’expertise développés au DASE dans le cadre du logiciel « NDC In-a-Box » (Dase Tool Kit DTK-GPMCC et DTK-DIVA). Cette suite logicielle a pour objectif de permettre aux centres nationaux de donnée de pouvoir analyser, en pleine autonomie et indépendance, les données issues des stations du système international de surveillance. Les cours ont permis de former ces utilisateurs aux fonctionnalités, aux configurations, aux traitements automatiques et manuels, au traitement des données de détection en lien avec le contrôle qualité, la qualité des données brutes, les données météorologiques….

La théorie de la mesure des infrasons a été présentée en introduction (capteurs, filtrages, antennes, PMCC, structure de l’atmosphère et propagation).

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Les interventions n’ont pas été que théoriques avec de nombreux travaux pratiques où de nombreux exemples différents ont été traités : séries d’explosions, météorites, houle, volcans, couplage sismo-acoustique des gros séismes… Le but de la formation était vraiment de comprendre ce que les stations infrasons détectent, et d’interpréter les résultats en termes d’effets de source, de propagation et de bruit.
Les participants ont visité la station ADBF localisée proche du centre de formation.

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Rappel sur la technologie infrasonore

Parmi les 4 technologies utilisées par le système international de surveillance, la technologie infrasonore est celle ayant connu les développements les plus récents et pour lesquels la France s’est immédiatement investie aussi bien dans le domaine de la recherche que dans la conception de capteurs susceptibles de répondre aux exigences définies dans le traité. La dernière génération de capteurs infrasonores a été développée par le CEA/DAM et est commercialisée par la société SEISMOWAVE, basée en Bretagne.

Les stations infrasons
  • Dans quel but ?
    Surveiller le globe, principalement en cas d’explosion nucléaire atmosphérique.
  • Localisation
    Par l’intermédiaire de 60 capteurs du Système de surveillance international, répartis sur 30 pays.
  • Comment fonctionnent-elles ?
    Les détecteurs infrasons mesurent les micro-changements de pression dans l’atmosphère qui sont générés par la propagation d’ondes infrasonores. Ces ondes de très basse fréquence peuvent également être créées par des explosions nucléaires atmosphériques.
  • Quand fonctionnent-elles
    Les stations hydroacoustiques fonctionnent en continu (24 heures sur 24) et renvoient leurs informations en temps réel au centre international de données à Vienne. Après réception, ces données sont analysées et le résultat de leur exploitation est transmis par satellite aux États signataires.

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Dernière modification : 12/11/2019

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