OTICE – 51e session du groupe de travail B

Du 27 août au 7 septembre 2018, les experts techniques de plus de 80 Etats signataires du traité d’interdiction complète des essais nucléaires se sont réunis à Vienne pour échanger sur les activités techniques mises en œuvre au cours du premier semestre 2018.

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Session plénière d'ouverture de la 51e session du groupe de travail B – 27 août 2018. - JPEG
Session plénière d’ouverture de la 51e session du groupe de travail B – 27 août 2018.

Conformément aux statuts de l’Organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE) , la 51e session du groupe de travail B, en charge des questions techniques liées à la mise en œuvre du traité et de son régime de vérification, s’est tenue à Vienne du 27 août au 7 septembre 2018, sous la présidence de M. Joachim Schulze (Allemagne). Pendant ces dix jours, les experts venus de plus de 83 Etats signataires ou observateurs de l’OTICE ont discuté du rapport technique de l’OTICE sur le 1er semestre 2018 (déploiement du système de surveillance, conformité du fonctionnement des stations par rapport aux exigences définies dans le traité) et des progrès techniques développés par les Etats signataires, en lien étroit avec le personnel du secrétariat technique provisoire, pour améliorer le fonctionnement et la capacité du système de surveillance international à détecter les essais nucléaires clandestins et à remplir sa mission de surveillance.

La France, représentée par une dizaine d’experts provenant de la direction des applications militaires du CEA et du Ministère des armées, a rappelé son attachement au traité et à la mise en œuvre anticipée des exigences qu’il définit. À ce titre, la France a la responsabilité de 24 stations du système de surveillance international dont elle assure le bon fonctionnement au quotidien ainsi que le traitement des données, à titre national mais aussi en collaboration avec d’autres États signataires. Les débats ont été l’occasion de présenter les derniers développements du dispositif de mesure de radio-isotopes, le SPALAX NG, développé par le CEA, et dont la qualification commencera au cours du mois de septembre 2018. Cette qualification, en vue de répondre aux exigences du TICE, impose un fonctionnement conforme aux exigences du traité pendant une durée d’un an.

En marge des discussions techniques, les experts du CEA ont rencontré les représentants du secrétariat technique provisoire, pour évoquer notamment l’installation prévue la station infrasonore IS25, en Guadeloupe, et qui est la dernière station que la France doit installer pour être intégralement à jour de ses obligations vis-à-vis du traité. Cette installation, prévue en 2019, ferait de la France le premier État doté à achever sa contribution nationale au système de surveillance internationale.

Les travaux se sont terminés avec l’adoption, au consensus, d’un rapport sur l’ensemble des sujets évoqués ainsi que de recommandations qui seront transmises à la commission préparatoire (PrepComm) de l’OTICE, qui se tient en novembre prochain pour sa 52e session, en vue de leur mise en œuvre.

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En marge de ces travaux, la délégation française a reçu dans les locaux de l’Ambassade un nombre très importants d’experts des délégations présentes afin d’échanger sur les points à l’ordre du jour mais également sur les principaux enjeux techniques pour les Centres nationaux de données, en lien avec la mise en œuvre du système de surveillance. Le mardi 4 septembre a également été l’occasion pour la mission norvégienne de célébrer les 50 ans de NORSAR (Norwegian Seismic Array, centre de surveillance sismique norvégien), qui est le centre national de données désigné par la Norvège pour l’OTICE. Les liens entre les équipes du CEA et de NORSAR sont étroits, depuis plusieurs années, notamment dans le cadre des projets européens ARISE qui sont conduits depuis 2012 avec l’aide et le financement de l’Union européenne.

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Dernière modification : 03/10/2018

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