Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC)

Historique

PNG

L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) est l’organe du secrétariat des Nations unies en charge de la lutte contre le trafic illicite des stupéfiants et la criminalité organisée.

Il est né en 1997 de la fusion du Programme des Nations Unies pour le Contrôle International des Drogues (PNUCID) et du Centre pour la prévention de la criminalité internationale (CIPC).

Mission

La mission de l’ONUDC est d’assister les Etats-Membres dans la réalisation de l’objectif de sécurité et de justice pour tous en rendant le monde plus sûr face à la criminalité, à la drogue et au terrorisme. Les activités de l’ONUDC reposent sur trois piliers :

  • La coopération technique sur le terrain : l’ONUDC élabore et met en œuvre des programmes-pays, des programmes régionaux ainsi que des programmes thématiques ;
  • La recherche et le travail analytique : l’ONUDC publie notamment un rapport annuel sur la drogue ainsi que des rapports régionaux sur la drogue et le crime ;
  • Le travail normatif : l’ONUDC assure le secrétariat des trois conventions internationales en matière de contrôle des drogues, ainsi que des conventions de Palerme contre la criminalité transnationale organisée et de Mérida contre la corruption, mais aussi l’élaboration de normes et standards notamment en matière de justice pénale.

Gouvernance

L’ONUDC assure le secrétariat de deux commissions fonctionnelles du Conseil Economique et Social des Nations unies (ECOSOC) composées respectivement de 53 et de 40 Etats membres. Ces commissions se réunissent une fois par an en session plénière :

  • La Commission des stupéfiants (CDS), qui analyse le problème mondial de la drogue et avance des propositions pour renforcer le système international de contrôle des stupéfiants. Cette commission veille également à la mise en œuvre des trois Conventions internationales portant sur le contrôle des stupéfiants (la Convention de 1961 sur les stupéfiants, la Convention de 1971 sur les substances psychotropes et la Convention des Nations unies de 1988 contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes).
  • La Commission pour la Prévention du Crime et la Justice Pénale (CPCJP), dont les priorités sont la lutte contre la criminalité organisée, la promotion du rôle du droit pénal dans un Etat de droit, la prévention du crime et l’amélioration de l’efficacité des systèmes de justice pénale. Cette commission veille également à la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et ses protocoles (Convention de Palerme) et de la Convention des Nations unies contre la corruption (Convention de Mérida).

L’ONUDC emploie plus de 1 500 personnes, réparties entre le siège viennois et son réseau de bureaux présents dans plus de 150 pays. L’ONUDC compte une vingtaine d’administrateurs français.

Directeur exécutif

Le Directeur exécutif actuel est M. Yuri Fedotov, de nationalité russe. L’ONUDC étant une division du secrétariat des Nations Unies, son Directeur exécutif est nommé par le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Pour la même raison, le directeur exécutif est également Directeur général de l’Office des Nations Unies à Vienne (ONUV) qui gère les activités de l’ONU à Vienne.

JPEG - 6.5 ko
M. Yuri Fedotov, Directeur exécutif de l’ONUDC

Budget

Le budget prévisionnel pour la période 2016-2017 s’établit à 651,1M USD. Ce budget est alimenté par des contributions volontaires versées par les Etats membres (93,1% du total) et par le budget régulier des Nations Unies (6,9% du total).

La France et l’ONUDC

La France est actuellement membre de la Commission des Stupéfiants (CDS) et de la Commission du crime (CPCJP).. Elle participe activement aux travaux ainsi qu’aux groupes de travail mis en place par ces deux commissions. Les thèmes de ces groupes de travail, extrêmement variés, sont un bon exemple de l’activité polymorphe de l’ONUDC (règles minima du statut des détenus, armes à feu, lutte contre le terrorisme et ses liens avec la criminalité, lutte contre le trafic des biens culturels, cybercriminalité, trafic de migrants entre autres). En tant qu’Etat partie à la Convention de Palerme et à la Convention de Mérida, la France joue également un rôle actif dans les travaux des conférences des Etats parties et groupes de travail mis en place dans le cadre de ces deux conventions et soutient activement la mise en œuvre d’un mécanisme d’examen efficace et économe de la Convention de Palerme comme cela existe déjà pour la convention de Maerida.

La France soutient les activités de l’ONUDC à travers des contributions volontaires. Celles-ci ont représenté en 2015 un montant proche de 2 M€, plaçant la France parmi les 20 premiers pays donateurs de l’ONUDC (en excluant la Commission Européenne et les pays finançant exclusivement des activités menées par l’ONUDC sur leur territoire). Les contributions françaises versées à l’ONUDC en 2015 proviennent principalement du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) et de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA). Elles ont permis en particulier en Afrique de l’Ouest de financer des actions d’assistance technique en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants et de précurseurs chimiques, de prévention de l’usage de drogue, de prévention du VIH/Sida, de traitement de la toxicomanie, de lutte contre le terrorisme (en particulier pour la région du Sahel), de lutte contre la criminalité organisée (en particulier le trafic d’êtres humains) et de lutte contre la corruption.

Dernière modification : 17/08/2017

Haut de page