Les stations de l’OTICE permettent aussi de détecter des météorites

L’OTICE (Commission préparatoire à l’Organisation du Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaires) dispose d’un réseau de stations disséminées sur tout le globe capables d’identifier des variations sismiques, hydroacoustiques, des infrasons, ou encore la présence de radionucléides dans l’air.

Le 15 février 2013, les stations de l’OTICE ont mesuré d’infimes variations de pression dans l’atmosphère générées par des ondes infrasoniques, inaudibles pour l’être humain. Il s’agissait en fait du déplacement d’une météorite en direction de la Terre, qui a achevé sa course en se désintégrant au-dessus de l’Oural, en Russie.

« On a tout de suite vu qu’il s’agissait de quelque chose d’énorme », explique Pierrick MIALLE, ingénieur en acoustique et géophysique français travaillant à l’OTICE, « on savait que ce n’était pas une explosion fixe car l’on pouvait voir le changement de direction [des ondes infrasoniques] à mesure que la météorite se dirigeait vers la Terre. (…) Ça brûlait et ça se déplaçait plus vite que la vitesse du son. C’est comme ça qu’on a compris qu’il ne s’agissait pas d’une explosion dans une mine ou d’une éruption volcanique. »

L’OTICE possède 45 stations de détection d’infrasons dans le monde. Les informations récoltées pourraient servir à mieux comprendre ce phénomène afin d’en savoir davantage sur l’altitude, l’énergie libérée et la façon dont une météorite se désintègre en entrant dans l’atmosphère.

Pour en savoir plus : http://www.ctbto.org/press-centre/p...

Dernière modification : 11/03/2013

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