La France et l’énergie nucléaire

L’énergie nucléaire est une composante essentielle du système électrique français. L’objectif de la politique française dans ce domaine est de permettre un développement du nucléaire, en France et à l’étranger, respectant les plus hautes exigences en matière de sureté, de transparence et de gestion des déchets, dans une optique de sécurité énergétique, de lutte contre le changement climatique et de compétitivité énergétique.

Le 27 novembre 2018, le Président Macron et le Ministre de l’environnement ont présenté la programmation pluriannuelle de l’énergie et la stratégie bas-carbone. Ces documents couvrent la période 2018-2028 et visent à ouvrir la voie à la neutralité carbone d’ici 2050.

Les aspects nucléaires ne représentent qu’un des sujets abordés dans ces documents de programmation. L’objectif d’ensemble de la planification énergétique est de lutter contre le réchauffement climatique en abaissant les émissions de CO2 sans porter atteinte à la sécurité d’approvisionnement. Elle implique une réduction de l’utilisation des combustibles fossiles (fin des centrales à charbon d’ici 2022) et une augmentation de la part des énergies renouvelables à 40% de la production électrique en 2030. Pour ce qui concerne les aspects nucléaires, les points suivants peuvent être retenus :

  • L’objectif de réduire la part du nucléaire dans la production électrique d’environ 72% aujourd’hui à 50% du mix devra être atteint en 2035. Cet objectif ayant été calculé sur la base d’une augmentation significative de la consommation électrique, le préjudice au nucléaire existant reste assez limité. 14 fermetures de réacteurs sont prévues d’ici à 2035 (et non plus 2025). Le gouvernement a indiqué que les décisions de fermeture des unités seraient prises au moins trois ans avant leur mise en œuvre. Hormis Fessenheim, aucun autre site nucléaire complet ne devrait être fermé, afin de préserver les groupes socio-économiques locaux autour des sites nucléaires.
  • Aucune décision n’a encore été prise concernant la construction de nouvelles unités en France. Le gouvernement a évoqué la nécessité de maintenir une capacité industrielle de construction et indique que l’EPR serait au centre d’un futur programme de construction. Toutefois, la décision de construire de nouveaux réacteurs dépendra d’informations à consolider après l’achèvement de l’EPR à Flamanville, concernant notamment la capacité industrielle disponible, les plans de gestion des déchets, les modèles de financement possibles et les aspects réglementaires.
  • Un rapport sur ces questions sera préparé d’ici le milieu de 2021 et devrait servir de base à une décision.

  • La confiance de l’État dans l’industrie nucléaire française est confirmée, de même que le souhait de complémentarité entre les énergies intermittentes et les sources d’énergie bas carbone en charge de base (base load) que sont le nucléaire et l’hydraulique.

Pour en savoir plus :
Page du Ministère de la Transition écologique et solidaire sur la programmation pluriannelle de l’énergie

Dernière modification : 22/05/2019

Haut de page