La France, candidate à la Commission des stupéfiants

La France est candidate à l’élection qui se déroulera 19 avril 2017 à l’ECOSOC pour désigner les membres de la Commission des stupéfiants (CDS/CND) pour la période 2018-2021. Elle défend et promeut une approche équilibrée et globale associant réduction de l’offre et de la demande, droits de l’Homme et coopération internationale. Retrouvez ici la présentation de la sa candidature en français, anglais, espagnol et arabe.

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La Commission des stupéfiants est une commission fonctionnelle du conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) dont la mission est d’assurer la mise en œuvre des conventions internationales sur le contrôle des drogues. A l’exception du mandat 2008-2010, la France a été continuellement membre de cette commission depuis sa création en 1946. Les élections pour la période 2018-2021 auront lieu à New York le 19 avril 2017.

Les documents de présentation de la candidature sont disponibles en français, anglais, espagnolet arabe.

Un membre actif et expérimenté de la Commission des stupéfiants

  • La France met en œuvre et promeut une approche globale et équilibrée, fondée à la fois sur la réduction de l’offre, la réduction de la demande, le respect des droits de l’Homme et la coopération internationale.
  • La France estime en effet que la lutte contre les trafics et la criminalité organisée doit nécessairement s’accompagner d’une approche sanitaire et sociale basée sur la santé publique et la prévention.

Lors du mandat actuel à la CDS, la France a mis le thème de la prévention au centre des débats avec  :

  • Une résolution conjointe avec le Pérou lors de la CDS 2016 ;
  • Une initiative portée par l’ONUDC, l’OMS et la Suède intitulée « Listen First » ;
  • Un événement de haut niveau lors de la SEAGNU de 2016 à ce sujet.

La forte mobilisation internationale autour de la prévention et de cette initiative illustre le rôle que peut avoir la France dans la promotion de politiques équilibrées et efficaces, basée sur des preuves scientifiques et à même de rassembler un grand nombre d’États.

Ensemble contre les trafics et la criminalité organisée :

  • Depuis 2013, au sein de la CDS et du Conseil de sécurité des Nations unies, la France mobilise la communauté internationale sur les problèmes liés aux trafics de drogue en Afrique de l’Ouest et au Sahel.
  • La France est à l’Initiative du Pacte de Paris, lancée par l’ONUDC en 2003, qui vise à lutter contre les trafics d’opiacés en provenance d’Afghanistan et met l’accent sur le renforcement de l’assistance technique vers les pays qui en ont le plus besoin.
  • Dans les Caraïbes, outre ses activités opérationnelles de lutte contre les trafics, la France œuvre au renforcement de la coopération régionale et des capacités des pays de la zone.

Une coopération internationale fondée sur la responsabilité commune :

  • La France est attachée au cadre juridique international de contrôle des drogues, fondé notamment sur les trois Conventions des Nations unies de 1961, 1971 et 1988.
  • La France est particulièrement attachée au rôle et à la compétence de la CDS, véritable pierre angulaire du système international de contrôle des drogues.
  • Lors des prochaines années, le principal défi de la CDS sera de maintenir la cohésion et l’unité de la communauté internationale dans la réponse que celle-ci adresse au problème mondial de la drogue.

La France est convaincue que les politiques en matière de drogue doivent résulter de réflexions et d’approches communes :

  • La France défend le rôle des institutions viennoises (la CDS, l’OICS et l’ONUDC) qui ont fait leurs preuves et sont dotées d’une expertise technique reconnue ;
  • La France considère que les trois Conventions des Nations unies donnent à tous les États la flexibilité nécessaire pour mettre en œuvre des réponses adaptées ;
  • La France est attachée à la préservation et à la promotion des acquis de la SEAGNU de 2016.

Pour la période 2018-2021, la France entend œuvrer pour une coopération plus dense, en s’attachant en particulier à :

  • Une meilleure prise en compte de la prévention et des aspects sanitaires et sociaux liés à la consommation des drogues dans l’élaboration des politiques ;
  • Une plus grande accessibilité aux médicaments essentiels placés sous contrôle ;
  • La lutte contre les trafics de drogue, le démantèlement des réseaux et l’assèchement des flux financiers illicites en étroite coopération avec les partenaires internationaux ;
  • La promotion d’une approche fondée sur la recherche, l’évaluation et les preuves scientifiques, afin de répondre de manière toujours plus efficaces à ces enjeux.

En savoir plus :

Dernière modification : 25/04/2017

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