La France à Vienne s’engage pour la COP21 [en]

PNG

Le 16 Septembre, en marge de la Conférence Générale de l’AIEA, la France organise un side event de présentation de la COP21 aux Etats Membres de l’AIEA.

Cet évènement parallèle comprend deux volets. Le premier consiste en une introduction par la troïka des présidences péruvienne (COP20), française (COP21) et marocaine (COP22) des enjeux des négociations climatiques en cours dans le cadre de la Convention des Nations unies contre le changement climatique (CCNUCC).

C’est là l’occasion pour Son Excellence Madame Bérangère Quincy, Ambassadrice de la France pour la COP21, d’exposer l’état des négociations et les quatre piliers de l’ « Alliance pour le climat » à laquelle la présidence française ambitionne de parvenir en décembre à Paris. Elle met d’abord l’accent sur un rappel des discussions depuis la COP20 à Lima, Pérou ainsi que les résultats escomptés de la COP21, en vue de la COP22 qui aura lieu en 2016 au Maroc.

JPEG
Le panel AIEA, Maroc, France, Pérou. Crédits : FX T

Le second volet de cette manifestation a pour objet de fournir à l’AIEA l’occasion de présenter le potentiel que représentent les technologies nucléaires en termes de connaissance du changement climatique, d’atténuation de ses causes et d’adaptation des sociétés à ses effets. L’énergie nucléaire, source d’énergie faiblement carbonée, constitue à cet égard une solution technologique possible à laquelle chaque pays est libre d’accorder la place qu’il estime convenable dans son bouquet énergétique.

L’AIEA présente le potentiel pour l’atténuation des changements climatiques que représente l’énergie nucléaire, de par ses capacités à satisfaire les demandes croissantes en énergie, tout en améliorant la sécurité en approvisionnement, en réduisant les niveaux de pollution atmosphérique et les émissions de gaz à effet de serre, ainsi contribuant à réduire le réchauffement climatique anthropique, un objectif majeur de la COP21.

Aujourd’hui dans le monde, 70 % de l’électricité mondiale provient des énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole). L’électricité constitue ainsi la principale source d’émission de CO2. A contrario, les énergies bas-carbone ne représentent que 30 % du mix électrique. Pour inverser la tendance, d’importants efforts seront nécessaires, d’autant que la part des énergies fossiles ne faiblit pas : depuis 2010, la croissance du charbon a été supérieure à celle de toutes les énergies non-fossiles combinées. Depuis 1990 (année de référence du protocole de Kyoto), loin de diminuer, les émissions de CO2 n’ont cessé de croître (+ 60 %). Si le mix électrique reste dominé par les énergies fossiles, la hausse de température moyenne du globe sera de 6° , bien au-delà de l’objectif des 2°C.

Source : ‘Contributions de la SFEN à la COP21’, 2015.

En outre, la contribution des applications nucléaires à la lutte contre le changement climatique est loin de se limiter aux seuls aspects énergétiques, comme l’illustre les programmes menés par l’Agence dans les domaines de Par ailleurs, l’AIEA présente la mise en pratique de techniques nucléaires afin d’estimer l’impact du changement climatique sur l’agriculture, et vice-versa. Ces techniques comprennent la santé animale, la protection environnementale, la phytogénétique, le contrôle des insectes nuisibles ainsi que ou encore la gestion du sol et des ressources en eau.

En savoir plus :

Dernière modification : 23/11/2015

Haut de page