La 58eme session de la Commission des Stupéfiants

La 58eme session de la Commission des Stupéfiants (CDS) se déroule du 9 au 17 mars 2015 à Vienne. Elle doit permettre un échange de vues sur les politiques de lutte la drogue entre les représentants des États, des organisations internationales et des organisations de la société civile participants. Un segment spécial de la CDS est dédié à la préparation de la session extraordinaire de l’assemblée générale des nations unies dédiée au problème mondial des drogues, qui se tiendra à New York en 2016 (SEAGNU 2016). La déclaration de la France, prononcée par la Présidente de la MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addicitives), met l’accent sur l’approche équilibrée (réduction de l’offre et de la demande) définie dans le plan gouvernemental d’action contre les drogues et les conduites addictives (2013-2017), ainsi que sur l’importance de la prévention, en particulier chez les jeunes (grâce notamment à l’utilisation des nouvelles technologies et des réseaux sociaux). Par ailleurs, le docteur Piazza, Directeur de recherche en neurosciences auprès de l’INSERM, présentera les résultats de ses recherches sur une molécule permettant de lutter contre l’addiction au cannabis.

PNG
Mme Danièle Jourdain Menninger, présidente de la MILDECA prononçant la déclaration de la France à la 58ème session de la Commission des stupéfiants (Vienne, 9 mars 2015).

Mardi 10 mars 2015, un événement consacré aux « réponses au trafic de drogues et à la toxicomanie en Afrique de l’Ouest : résultats, défis et nouvelles priorités » a été organisé en marge de la 58ème Commission des stupéfiants, conjointement par l’ONUDC, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, l’Union européenne et la France. Cette rencontre a notamment été l’occasion de mettre en lumière les résultats positifs de la coopération interrégionale et internationale dans la région, notamment à travers des instruments de coopération comme la plateforme judiciaire régionale des pays du Sahel mise en place en 2010, Réseau d’autorités centrales et des procureurs d’Afrique de l’Ouest (WACAP) qui fonctionne depuis 2013 et le Réseau Inter Agences en matière de recouvrement des avoirs pour l’Afrique de l’Ouest (ARIN-WA) lancé en 2014.
Bien qu’en 2014 les quantités de drogue échangées aient diminué en volume dans la région, l’Afrique occidentale demeure une importante zone de transit et le soutien des pays finançant les initiatives de l’ONUDC dans la région est essentiel.
La France a ainsi pu rappeler l’importance qu’elle accorde à la lutte contre les trafics et la criminalité dans la région, ce qui se manifeste notamment au travers de sa participation dans plusieurs programmes bilatéraux, mais aussi multilatéraux, comme le groupe central de Dublin. Elle contribue également au sein de l’Union européenne, qui demeure avec une aide de 120 millions d’euros la principale contributrice volontaire aux programmes de l’ONUDC dans la région. Enfin la France a souligné l’importance des mécanismes de justice pénale internationale appropriée et de la coopération judiciaire dans la lutte contre les trafics dans la région.

JPEG
L’événement organisé par l’ONUDC, la CEDEAO, l’UE et la France le 10 mars 2015 en marge de la Commission des stupéfiants.

Le 11 mars une discussion interactive a porté sur les débats de haut niveau qui se tiendront en 2016 pendant la Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies (SEAGNU) sur le problème mondial de la drogue. Le docteur Piazza, de l’INSERM, est notamment intervenu sur le point « objectifs transversaux : nouveaux défis, menaces et réalités en matière de prévention.

JPEG
Le Dr Vincenzo Piazza (INSERM) lors de la discussion interactive sur la SEAGNU 2016.

Dernière modification : 23/02/2017

Haut de page