Journée mondiale contre la traite des êtres humains (30 juillet 2017)

Depuis 2014, le 30 juillet est la Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite d’êtres humains. Cette année, une campagne de levée de fonds et d’appel aux dons est organisée au profit du Fonds de contributions volontaires de l’ONU pour les victimes de la traite des êtres humains en particulier les femmes et les enfants. Un appel à projets est par ailleurs ouvert à destination des associations jusqu’au 30 septembre 2017.

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La traite d’êtres humains est l’exploitation criminelle de femmes, d’hommes et d’enfants à des fins diverses, dont le travail forcé et l’exploitation sexuelle. Tous les États sont affectés par la traite des êtres humains, que ce soit en tant que pays d’origine, de transit ou de destination des victimes. Selon le rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), les enfants représentent un tiers des victimes du trafic d’êtres humains dans le monde, et les femmes et filles quelque 80% du trafic mondial. En 2013, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté la résolution 68/192proclamant le 30 juillet Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite des êtres humains.

Au plan juridique, la traite des personnes fait l’objet du Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationaleorganisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants. Adopté par la résolution 55/25du 15 novembre 2000, ce protocole compte à ce jour 171 Etats parties, dont la France depuis le 29 octobre 2002. L’article 3 a) du Protocole définit la traite des personnes comme désignant «  le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou à d’autres formes de contrainte, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation ». Ce même article précise que « l’exploitation comprend, au minimum, l’exploitation de la prostitution d’autrui ou d’autres formes d’exploitation sexuelle, le travail ou les services forcés, l’esclavage ou les pratiques analogues à l’esclavage, la servitude ou le prélèvement d’organes ».

En 2010, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté le Plan d’action mondial pour la lutte contre la traite des personnes, exhortant les gouvernements à prendre des mesures concertées et concrètes pour contrer ce fléau et créant un Fonds de contributions volontaires de l’ONU pour les victimes de la traite des êtres humains. Ce Fonds facilite l’assistance et la protection des victimes de la traite sur le terrain, notamment par le biais de subventions accordées à des ONG spécialisées.

La France est le deuxième contributeur le plus important au Fonds depuis sa création.

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Cette année, à l’occasion, de la journée mondiale du 30 juillet, une campagne de financement participatif (crowdfunding) est organisée à destination du grand public et des États via la plateforme www.charity.com/unvtf, sur une période de vingt-quatre heures débutant le 30 Juillet 2017, 20 heures, heure de Vienne.

Le fonds a par ailleurs lancé à destination des associations un appel à projetsd’assistance aux d’assistance aux victimes de traite, particulièrement les victimes fuyant un conflit armé et les migrants et réfugiés identifiés comme victimes de traite. Les projets éligibles doivent être mis en œuvre sur une durée de 12 à 36 mois et peuvent se voir attribuer une subvention comprise entre 20 000 et 60 000 dollars.
La date limite de soumission des projets est fixée au 30 septembre 2017.

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Dernière modification : 17/08/2017

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