Formation sur la traite des êtres humains à Pristina, à l’académie de justice du Kosovo (27 mars 2019)

Le 27 mars, une formation sur la traite des êtres humains s’est tenue à l’académie de justice de Pristina. La formation dispensée pour un public de procureurs en formation initiale a été animée par un représentant du Parquet, un juge à la Cour suprême, et la chargée de mission « traite des êtres humains et criminalité connexe en Europe du sud-est » à la représentation permanente de la France auprès des Nations-Unies à Vienne, ainsi qu’un représentant de l’association Terre des Hommes au Kosovo. Les riches échanges avec la salle ont témoigné d’un engagement certain dans la lutte contre la traite des êtres humains de cette nouvelle génération de procureurs.

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Fortement engagée dans la lutte contre la traite des êtres humains, la France sait qu’une action isolée serait vouée à l’échec compte tenu de la complexité et du caractère transnational du phénomène. Partant de ce constat, il apparaît nécessaire de mener des actions visant à renforcer la coopération institutionnelle, notamment avec les États d’Europe du sud-est.
Ainsi, la stratégie française de lutte contre la traite des êtres humains met l’accent sur des actions de formation en s’appuyant sur les écoles de formation judiciaire, afin que les professionnels de justice partagent leurs connaissances et les bonnes pratiques. Des actions similaires ont déjà été organisées en Bosnie et en Moldavie.

C’est dans ce contexte que s’est tenue le 27 mars 2019, à l’académie de justice de Pristina, une formation des professionnels locaux. L’objet de cette rencontre était de présenter la politique pénale en matière de lutte contre la traite des êtres humains ainsi que les outils et les stratégies d’enquête pour garantir la condamnation des auteurs et la protection des victimes.

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De gauche à droite : M. Didier Chabert, ambassadeur de France au Kosovo ; M. Valon Kurtaj, directeur exécutif de l’académie de justice de Pristina ; et M. Jean-Louis Falconi, ambassadeur et représentant permanent de la France auprès des Nations Unies et des organisations internationales à Vienne.

L’introduction de la formation par M. Didier Chabert, ambassadeur de France au Kosovo, par M. Jean-Louis Falconi, ambassadeur, représentant permanent de la France auprès des Nations-Unies et des organisations internationales à Vienne et par M. Valon Kurtaj, directeur exécutif de l’académie de justice de Pristina, a mis en exergue la nécessité de la coopération dans la lutte contre la traite des êtres humains et de prôner une action ferme, centrée sur les droits humains des victimes.

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L’ambassadeur Jean-Louis Falconi a souligné l’importance de la formation des praticiens pour renforcer la coopération institutionnelle. Il a, par ailleurs, rappelé l’adoption à l’ONUDC de résolutions sur le thème de la traite des êtres humains rassemblant les bonnes pratiques fondées sur l’expérience de coopération bilatérale. Constat relayé par le directeur de l’académie de justice qui a conclu sa présentation en indiquant qu’une connaissance non partagée est une connaissance morte ».

Les bonnes pratiques en matière de conduite d’enquête et de construction de dossier de traite des êtres humains ont été présentées par Mr. Agron Qelaj, procureur au bureau d’Etat du Procureur, et Mr. Agim Maliqi, juge à la Cour suprême. Les récentes interpellations au sein de salons de massages à Pristina et ses environs ont été saluées.
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Les outils de coopération technique et judiciaire entre États ont ensuite été présentés par Madame Caroline Charpentier.

Enfin, parce que les victimes de la traite des êtres humains sont au cœur du processus et que leurs droits fondamentaux doivent être garantis, M. Pajtim Zeqiri, représentant de l’association « Terre des Hommes » a évoqué le rôle primordial de la société civile dans l’assistance aux victimes.

Dernière modification : 08/05/2019

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