Formation sur la traite des êtres humains à Chisinau avec l’Institut national judiciaire moldave et l’Ecole nationale de la magistrature (27 novembre 2018)

Le 27 novembre 2018 s’est tenue à Chisinau une formation sur la traite des êtres humains à l’institut national judiciaire moldave en coopération avec l’ENM et l’ONUDC. Deux experts français ont animé la formation destinée à un public de 15 juges du siège et 15 juges du parquet moldaves, en formation initiale et continue.

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Une journée de formation judiciaire franco-moldave sur le thème de la lutte contre la traite des êtres humains le mardi 27 novembre. Cette session concrétise une démarche engagée en 2018 par la chargée de mission « lutte contre la traite des êtres humains », Mme Caroline Charpentier, en poste à la RP ONU à Vienne, auprès de l’INJ moldave pour développer avec l’assistance d’experts français une formation à destination d’un public composé de 30 magistrats moldaves, en formation initiale et continue. Jean-Louis Falconi, ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l’ONU à Vienne et Caroline Charpentier se sont déplacés à Chisinau pour l’occasion.

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L’objectif de cette formation était d’inciter l’école de formation judiciaire moldave à développer, comme le fait la France, une session de formation d’au moins une journée dédiée à la gestion des dossiers de traite des êtres humains. La formation délivrée en français et en roumain a également permis de renforcer la francophonie, certains des participants moldaves ayant fait l’effort de s’exprimer en français.

Mme Julie Colin, vice-procureure de la république au TGI de Paris, spécialisée en criminalité organisée et dossiers de traite des êtres humains aux côtés de M. Sylvain Fournier, commandant de police, de l’office central de répression de traite des êtres humains (OCRTEH) ont présenté aux auditeurs la façon de monter un dossier de traite des êtres humains. L’accent a été mis sur les critères d’identification des victimes, des réseaux ainsi que les techniques spéciales d’enquêtes. La fin de la journée a été consacrée à la présentation des outils de coopération internationale.

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En complément des présentations des deux experts français, Mme Maria GHERVAS, juge à la cour suprême moldave a souligné les efforts de la Moldavie pour mettre en œuvre la politique de prévention et de lutte contre la traite des êtres humains à travers le paradigme des « 4P » : prévention, protection, poursuite et partenariat. Sa présentation a donné lieu à de riches échanges avec la salle, celle-ci questionnant les praticiens sur leur façon d’opérer et les éléments nécessaires au montage d’un dossier de traite des êtres humains. Elle a également présenté aux auditeurs la loi moldave de 2017 instituant l’agence de récupération des biens et avoirs criminels, l’équivalent de l’AGRASC française. Elle a rappelé enfin les principales formes d’exploitation identifiées en Moldavie : l’exploitation par le travail, l’exploitation sexuelle, la mendicité forcée et le prélèvement d’organes, à destination des pays tels que la Russie, la Turquie, Chypre, la République Tchèque, l’Allemagne et dans une moindre mesure la France.

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Pour en savoir plus :
- la page de présentation des activités de lutte contre la traite des êtres humains de la représentation permanente ;
- les lettres d’informations trimestrielles sur la lutte contre la TEH.

Dernière modification : 05/12/2018

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