Espace : 61e session du Comité pour l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique (CUPEEA), 22-29 juin 2018

Du 22 au 29 juin 2018 s’est tenue à Vienne la 61e session ordinaire du Comité pour l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique (CUPEEA, COPUOS en anglais). Ce comité a réuni 87 Etats en vue d’assurer par la coopération internationale une utilisation de l’espace conforme aux cinq traités des Nations Unies relatifs aux questions spatiales.

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Cette session avait la particularité de faire suite à la conférence UNISPACE+50 qui s’est tenue les quatre jours précédents du 18 au 21 juin . Le segment de haut niveau avait donc déjà posé les bases de cette session ordinaire, en assurant par exemple la succession à la présidence du Comité lors du Segment de haut niveau le 20 juin.
Les contributions de l’espace à la question de l’eau, du changement climatique, du développement durable ainsi que les moyens de maintenir une utilisation pacifique de l’espace et l’utilisation des technologies spatiales dans le système des Nations unies ont été évoquées lors de la session. Chaque journée fut conclue par une ou plusieurs présentations techniques permettant d’évaluer de manière très concrète les avancées des Etats membres sur ces points .

Confirmant l’intérêt accru pour le Comité, ainsi que l’accroissement actuel du nombre de nations disposant de la capacité d’envoyer des satellites en orbite, la session fut l’occasion d’examiner cinq nouvelles candidatures au CUPEEA, à savoir celles, de Chypre, de l’Ethiopie de la Finlande, de Maurice et du Paraguay. L’Union Européenne a par ailleurs demandé et obtenu le statut d’observateur permanent au Comité.

La France a rappelé son engagement dans l’utilisation de l’espace en faveur de la lutte contre le changement climatique qui l’avait déjà poussée à initier la déclaration de New Delhi en coopération avec l’agence spatiale indienne (ISRO) en mai 2016, déclaration qui traduisait la mise en œuvre de l’Accord de Paris en ce qui concerne les applications spatiales . Afin d’appuyer cet engagement, la France a présenté plusieurs de ses projets spatiaux en cours, dont plusieurs sont le fruit d’une coopération internationale. Parmi ceux-ci se trouve le projet de Satellite MERLIN (pour Methane Remote Sensing Lidar Mission) élaboré en coopération avec le centre spatial allemand (DLR) dont l’objectif est de mesurer la concentrer en méthane atmosphérique avec une précision jamais atteinte. Sa mise en orbite est prévue en 2022.

JPEGLe projet de satellite MERLIN, fruit de la coopération bilatérale entre le CNES et le DLR allemand.

D’autre part, la France a confirmé la création d’un observatoire spatial du climat, fruit de la Déclaration de Paris adoptée par une trentaine d’agences spatiales à la veille du One Planet Summit, dont les données seront accessibles à l’ensemble de la communauté spatiale. La délégation française a enfin confirmé la poursuite de l’engagement français dans les initiatives régionales telles l’ESA ou EUMETSAT.

Dernière modification : 24/07/2018

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