Espace : 55ème session du sous-comité scientifique et technique du CUPEEA (29 janvier – 9 février)

En présence de 70 délégations nationales et d’une trentaines d’organisations internationales la 55ème session du sous-comité technique et scientifique du Comité sur l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique (CUPEEA) s’est tenue à Vienne du 29 janvier au 9 février sous présidence de Mme Pontsho Maruping (Sud-Africaine). Cette session a été marquée par les préparatifs de la commémoration du cinquantenaire la première conférence spatiale de l’ONU, UNISPACE+50 ainsi que par l’avancée des travaux du groupe sur la viabilité à long terme dans l’espace.

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Depuis 1968, les Nations-unies ont tenu trois conférences UNISPACE à Vienne (1968, 1982, 1999) relatives à l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique. En 2015, le Comité de l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique (CUPEEA) a confié le soin au bureau des affaires spatiales de l’ONU, au comité et à ses sous-comités d’organiser une quatrième conférence marquant le cinquantenaire de la première conférence UNISPACE qui s’est tenue en 1968, intitulée UNISPACE+50, et qui aura lieu du 18 au 29 juin 2018, afin que l’avenir de la coopération spatiale puisse répondre aux objectifs de développement durable de l’Agenda 2030.

Un projet de résolution relatif à UNISPACE+50 est élaboré par les membres du comité dans le prolongement de la résolution 72/79 de l’Assemblée Générale des Nations-unies du 7 décembre 2017.

La France a pris part aux travaux du sous-comité avec une délégation composée de représentants du Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères (ASD, DGM) et du centre national des études spatiales (CNES). Forte de son rôle précurseur pour l’observation du climat depuis l’espace, la France souhaite mettre en avant la lutte contre le changement climatique comme faisant partie des sujets prioritaires abordés par UNISPACE+50, avec l’ambition de contribuer à la mise en œuvre dans la durée de l’Accord de Paris adopté en décembre 2015 lors de la COP21. Aux côtés d’une trentaines d’agences spatiales signataires de la déclaration de Paris lors du One Planet Summit le 11 décembre 2017, la France a proposé la création d’un observatoire mondial sur le climat, qui permettra une utilisation internationale cohérente et homogène des données spatiales.

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Fruit d’une ambition française lancée il y a une décennie par le directeur du CNES d’alors, Gérard Brachet, la délégation française s’est activement impliquée dans la poursuite des travaux du groupe sur la viabilité à long terme de l’utilisation de l’espace extra-atmosphérique. Ces discussions ont démontré la volonté d’avancer des parties, avec un accord sur neuf nouvelles lignes directrices concrètes, comme le renforcement de la pratique concernant l’immatriculation des objets spatiaux, et un préambule. Cet accord vient compléter celui, qui avait été obtenu en juin 2016, sur 12 premières lignes directrices, que les Etats membres sont déjà appelés à mettre en œuvre.

La France a rappelé également son soutien du développement de projets basés sur l’exploitation des données spatiales, notamment sur le continent africain, en particulier la gestion des ressources agricoles à travers l’imagerie haute résolution ; l’utilisation des données notamment altimétriques pour la gestion des ressources en eau ; l’application de services et moyens spatiaux pour la télé-épidémiologie, la télésanté ainsi que la télémédecine.

En marge des travaux du comité, les différentes délégations ont réalisé plusieurs présentations techniques qui ont notamment mis en relief leurs partenariats spatiaux.

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Dernière modification : 13/02/2018

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