Conférence – « Partenariat pour la lutte contre la traite des êtres humains et toutes les formes de violences sexistes » et plaidoyer du modèle abolitionniste français (Serbie, Belgrade, 12 juin)

Le 12 juin 2018, à Belgrade, s’est tenue une conférence organisée pour présenter les travaux de recherche coordonnés par Atina, association serbe de protection des victimes de traite avec pour thème la « réponse à la traite des êtres humains et à la violence sexiste parmi les migrants et les réfugiés en Serbie ».

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Depuis l’aggravation de la crise des réfugiés en Serbie, au cours de l’été 2015, l’ONG serbe Atina a fourni un soutien et une assistance aux groupes de réfugiés et migrants les plus vulnérables – les femmes, les enfants et particulièrement les mineurs non accompagnés – exposés à un risque de traite, aux fins de tout type d’exploitation confondu, ainsi que de violences sexistes dans leur pays d’origine, pendant leur voyage ou à leur arrivée en Serbie.

La crise des réfugiés est passée d’un état d’urgence à un état permanent, nécessitant l’adaptation de la prise en charge de ces personnes vulnérables.

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Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, par le poste de Mme Caroline Charpentier, magistrate française chargée de mission coordonnant les projets de lutte contre la traite des êtres humains en Europe du sud-est, soutient financièrement depuis 2017 l’association Atina. Le projet prévoit notamment la réalisation d’un rapport d’analyse en Serbie établissant le nombre de plaintes déposées sur le fondement de la traite des êtres humains ou d’autres infractions liées à des violences sexistes contre des migrants et des réfugiés (hommes et femmes, filles et garçons afin de comparer la prévalence et la visibilité selon le sexe et l’âge). Menée par deux expertes serbes du secteur judiciaire et académique en droit pénal, la magistrate Mme Radmila Dragicevic-Dicic et la docteure en droit Mme Sladjana Jovanovic, cette conférence avait pour but la présentation de leurs travaux de recherche.

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Les avancés concrètes de la coopération entre la France et la Serbie en matière de lutte contre la traite des êtres humains ont été davantage mises en lumière par la mixité franco-serbe des panelistes. Côté serbe, en plus des deux auteures de la recherche, Mesdames Gordana Stevanovic, Ombudsman adjointe, Ljiljana Loncar, conseillère au sein du groupe de coordination pour la parité entre les sexes du gouvernement de la République de Serbie et Marijana Savic, directrice de l’association Atina se sont exprimées sur la réponse à apporter face aux violences sexistes dans le pays.

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Côté français, M. l’Ambassadeur de France en Serbie Frédéric Mondoloni a ouvert la conférence. Cette conférence a également été l’occasion de renforcer le plaidoyer de la France en Europe du sud-est pour le modèle abolitionniste grâce aux interventions conjointes de Mme Caroline Charpentier et de l’association française de contrôle judiciaire en Essonne (A.C.J.E 91) chargée de dispenser des stages de sensibilisation à l’égard de clients se livrant à l’achat d’acte sexuel, qui a été présentée par son directeur, M. François Roques, et Mme Alexandra Gougeon, juriste au sein de l’association.

Dernière modification : 04/07/2018

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