Ce qu’il faut savoir sur la COP24

En 1992, les Nations unies et ses États membres sont alertés sur la gravité du réchauffement global par la communauté scientifique. Ils décident de mettre en place des mesures à l’échelle de la planète et adoptent la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, la CCNUCC. Depuis 1995, les États signataires se réunissent une fois par an dans le cadre des conférences des Parties (Conferences of the Parties), appelées COP.

Quels sont les principaux enjeux de la COP24 ?

L’Accord de Paris, adopté par 195 pays et l’Union européenne lors de la COP21 et ratifié par 183 pays et l’Union européenne, fixe un objectif majeur : contenir le réchauffement planétaire en dessous des 2 °C, voire 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels.

Dans son dernier rapport publié en octobre 2018, le GIEC alerte une nouvelle fois sur l’urgence climatique. Sans un renforcement de la politique climatique des pays signataires de l’Accord de Paris, le réchauffement climatique global devrait atteindre plus de 3 °C d’ici 2100.

La COP24 a donc pour objectif :

  • d’adopter les règles d’application de l’Accord de Paris
  • de rehausser les engagements des pays signataires

Comprendre la COP24

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Les engagements de la France pour la COP24

Pour respecter l’Accord de Paris, la France a construit une politique climatique ambitieuse dont les deux volets sont :

  • La stratégie française pour l’énergie et le climat, pour conduire la politique d’atténuation. Elle repose à la fois sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et sur la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) ;
  • Le Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC).

Dans le même temps, elle a pris des engagements forts :

  • La Loi d’orientation des mobilités (LOM), pour améliorer la mobilité au quotidien de tous les citoyens et dans tous les territoires, grâce à des solutions de transports plus efficaces, plus propres et plus accessibles.
  • La Feuille de route pour l’économie circulaire (FREC), 50 mesures pour transformer en profondeur notre économie et nos modes de production.
  • Le Plan biodiversité qui vise à renforcer l’action de la France pour préserver et restaurer la biodiversité.
  • Le One Planet Summit pour rassembler acteurs publics et privés autour de la lutte contre le changement climatique et mobiliser les financements.
  • Une feuille de route pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) de l’Agenda 2030 des Nations unies.

Les organisations internationales de Vienne à la COP24

L’Agence internationale de l’énergie atomique participe activement à cette conférence. L’AIEA est en effet pleinement impliquée dans la lutte contre le réchauffement climatique à travers :

  • le soutien à un usage sûr et responsable de l’énergie nucléaire (page de l’AIEA à ce sujet), qui participe à la réduction des émissions de gaz à effets de serre ;
  • la promotion des autres applications des sciences et technologies nucléaires. Ces dernières ont en effet un rôle clé à jouer dans le contrôle et la remédiation des effets du changement climatique sur notre environnement, par exemple pour la mesure de l’acidification des océans.

Les sciences et les technologies nucléaires ont d’ailleurs fait l’objet d’une conférence ministérielle en novembre 2018 (site de la conférence), dont la déclaration finale souligne le rôle de ces applications face à ce défi global. A noter enfin que l’Agence organisera spécifiquement une conférence internationale en 2018 sur le rôle de l’énergie nucléaire dans la lutte contre le changement climatique.

Outre l’AIEA, l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel, qui siège à Vienne, participe également la COP24. Elle organise notamment un événement parallèle sur la manière dont les investissements dans l’adaptation et la lutte contre le réchauffement climatique peuvent améliorer la compétitivité des industries et renforcer la résilience des systèmes économiques.

Dernière modification : 21/12/2018

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