Alain Juppé : « Nous avons la chance de disposer, avec le « Pacte de Paris », d’une instance de dialogue et de concertation unique »

L’initiative du Pacte de Paris, dont la France est à l’origine, a été lancée en 2003 lors d’une Conférence ministérielle organisée à Paris sur les routes de la drogue de l’Asie centrale à l’Europe.

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M.Lavrov,M.Fedotov,Ban Ki moon,M. Spindelegger,M.Juppé,M.Osmani
De gauche à droite : M. Lavrov, Ministre russe des Affaires étrangères ; M. Fedotov, directeur général de l’ONUDC ; Ban Ki Moon, Secrétaire Général des Nations Unies ; M. Spindelegger, Ministre autrichien des Affaires Etrangères ; M. Juppé, Ministre français des Affaires Etrangères ; M. Osmani, mnistre afghan en charge de la lutte contre le trafic de drogues.

Rassemblant 56 pays et 14 organisations internationales, le Pacte de Paris, dont le secrétariat est assuré par l’ONUDC, constitue aujourd’hui le principal cadre de coopération régionale et internationale, de dialogue et de coordination en matière de lutte contre le trafic d’opiacés en provenance d’Afghanistan.
Pour aller sur le site officiel du Pacte de Paris cliquez ici (anglais)

Après les conférences de Paris (2003) et de Moscou (2006), une troisième Conférence ministérielle s’est tenue à Vienne, le 16 février, à l’initiative de la Russie et avec le soutien de la France. Dans un contexte marqué par le développement des menaces représentées par ces trafics, aussi bien en termes de santé publique, de criminalité et de corruption, que de stabilité et de sécurité pour les États de la région et pour l’ensemble de la communauté internationale, cette Conférence visait à remobiliser la Communauté internationale et à réaffirmer l’engagement des pays partenaires dans la lutte contre le trafic d’opiacés. La Conférence a examiné un renforcement de l’action des partenaires du Pacte de Paris dans quatre domaines : la coopération régionale ; la lutte contre les flux financiers liés aux trafics ; la prévention du détournement des précurseurs chimiques utilisés pour la production de l’héroïne ; et la réduction de la consommation et le traitement de la toxicomanie.

Les Participants ont adopté à l’unanimité la « Déclaration de Vienne » qui décline ces engagements.Voici la déclaration de Vienne :

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Déclaration de Vienne- 16 février 2012
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Le Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères et Européennes, M. Alain Juppé, a participé à la Conférence. Le Ministre d’État a exposé la vision française des trois axes autour desquels il convenait de renforcer et de structurer les efforts en matière de lutte contre le trafic d’opiacés : l’établissement d’un partenariat de long terme avec les autorités afghanes, le renforcement de la coopération régionale et la réaffirmation du rôle central des Nations Unies. Il s’agissait d’ « un impératif à la fois de santé publique et de sécurité internationale ».

Pour lire l’intégralité de son discours prononcé lors de la Conférence cliquez sur l’icône pdf suivante :

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Discours d’Alain Juppé à la Conférence du Pacte de Paris, 16 fév 2012
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Lors du point presse, M. Alain Juppé a insisté sur l’utilité de l’initiative du Pacte de Paris, en évoquant les progrès réalisés, et sur la volonté commune de lutter contre le fléau que constitue le trafic d’opiacés. La lutte contre le trafic de drogue est un combat de longue durée, puisque « nulle part au monde l’on est arrivé à stopper ces trafics qui mettent en cause des sommes faramineuses, du jour au lendemain », a précisé le Ministre d’État.

Pour plus de détails (en français) sur le pacte de Paris,veuillez cliquez ici

M.Lavrov,M.Fedotov,Ban Ki moon,M. Spindelegger,M.Juppé,M.Osmani
Les ministres autrichien,français,afghan,russe, en présence de Ban Ki Moon et de M.Fedotov

Logo Pacte de Paris crédits photo : UNODC.org

Dernière modification : 23/02/2012

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