AIEA : Forum scientifique sur le cancer dans les PED du 21 au 22 septembre 2010

Le Forum scientifique, qui se tient chaque année en marge de la Conférence générale de l’AIEA, avait cette année pour thème "Relever le défi du cancer dans les pays en développement".

Cet évènement avait pour objectif d’appeler tous les acteurs concernés à œuvrer de manière concertée, en partenariat, afin de mutualiser les efforts et les moyens pour permettre aux pays en voie de développement d’accéder aux traitements modernes, comme la radiothérapie, et de faciliter l’émergence de solutions pratiques pour lutter contre le cancer dans les pays en développement.

Le discours du Directeur général de l’AIEA, Yukiya Amano, a ouvert le Forum.
M.Amano a appelé à mener des actions concertées pour lutter contre l’épidémie de cancer qui touche les pays en développement. Il a souligné que, bien que le rôle de l’AIEA soit important dans cette lutte, l’Agence n’est qu’un maillon de la chaine. La lutte contre le cancer passe également par la prévention, le diagnostic et la formation.

Son intervention a été complétée par celle de Madame Margaret Chan, Directrice générale de l’OMS. L’OMS estime que sur 10 personnes décédant d’un cancer dans le monde, 7 vivent dans un pays en développement. Le nombre de décès par cancer dans les pays en développement s’élève à 5,5 millions chaque année. Madame Chan a averti que si aucune action n’est entreprise dans ces pays, le cancer pourrait causer près de 9 millions de décès en 2030.

Ces chiffres ne suffisent pas à rendre compte des dégâts causés par le cancer. La maladie a des conséquences économiques majeures. D’une part, elle entraine un appauvrissement des familles touchées, d’autre part elle met en danger les systèmes nationaux d’assurance maladie, qui n’ont pas été conçus pour supporter les coûts de maladies chroniques invalidantes.

Afin de diffuser les techniques de soin, l’AIEA et l’OMS ont mis sur pieds en 2004 un programme conjoint d’aide aux pays en développement, dénommé PACT (Programme for Action for Cancer Therapy).

Le 22 septembre, une simulation de traitement par radiothérapie a été présentée au public, lequel a pu ensuite poser des questions aux spécialistes présents : radiologistes spécialistes de la médecine nucléaire, chirurgiens et oncologistes.

Un débat a ensuite réuni des spécialistes du cancer autour de la question suivante :
Dans quelle mesure la mobilisation des ressources financières et la sensibilisation au cancer peuvent-elles permettre de transformer la lutte contre cette maladie dans les PED en priorité mondiale ?
Après avoir déploré le peu d’attention accordé par les médias et les institutions internationales (la lutte contre le cancer ne figure pas au titre des objectifs du millénaire pour le développement par exemple) à cette maladie, les participants ont précisé que
De ces discussions, il ressort que la lutte contre le cancer ne pourra être intensifiée que grâce à une implication plus grande des gouvernements nationaux, qui doivent avant tout renforcer leurs systèmes de santé.

Des spécialistes en imagerie médicale ont également discuté des défis et opportunités que présentent les technologies nouvelles en matière de lutte contre le cancer du sein.

Enfin, des spécialistes du cancer et des membres d’autorités de régulation nationales ont débattu des risques liés à la médecine nucléaire (notamment l’exposition aux rayons ionisants) et des moyens de les réduire dans les pays développés et en développement.
Les participants ont convenus que la majorité des accidents étaient dus à des défaillances humaines et non techniques. Ils ont appelé à un renforcement de la formation dispensée au personnel médical et la diffusion d’une "culture de la sécurité", qu’ils jugent aussi importants que l’édiction de normes.

Dernière modification : 24/07/2014

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