61ème session de la Commission des stupéfiants (12-16 mars 2018)

La Commission des stupéfiants (CDS) a tenu sa 61ème session à Vienne du 12 au 16 mars 2018. La France y a défendu une approche globale et équilibrée, fondée à la fois sur la réduction de l’offre et de la demande, le respect des droits de l’Homme et la coopération internationale.

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La Commission des stupéfiants, en sa qualité d’organe directeur de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), s’est vue confier un rôle d’appui aux Etats membres dans la mise en application de ces recommandations, notamment à travers un suivi des mesures prises et la diffusion de pratiques. Pour lui permettre de remplir ce rôle de manière efficiente, les Etats membres se sont engagés à transmettre à la Commission toutes informations sur les progrès réalisés dans l’application de ces recommandations. Au cours de la 60e session, une réflexion a été engagée sur les mesures que la Commission pourrait prendre pour aider les Etats membres dans la mise en pratique des recommandations.

La 61ème session de la Commission des stupéfiants s’est ouverte le lundi 12 mars 2018 et a eu pour objet de permettre un échange de vues sur les politiques de lutte contre la drogue entre les représentants des États, organisations internationales et organisations de la société civile. 11 résolutions ont par ailleurs été adoptées et les Etats membres ont été procédé par vote à une mise à jour de la classification des substances.

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Cette 61e session a également été l’occasion de présenter une vue d’ensemble des activités opérationnelles de l’office des Nations unies contre la drogue et le crime pour l’année 2017, notamment dans les domaines suivants : prévention de la toxicomanie ; traitement et réinsertion des toxicomanes ; prévention et traitement du VIH/sida lié à l’usage de drogues ; développement alternatif ; disponibilité des substances placées sous contrôle destinées exclusivement à des fins médicales et scientifiques et accès à ses substances ; utte contre le trafic de drogue, la criminalité transnationale organisée et la corruption ; prévention du terrorisme.

Elle s’est tenue en présence de plus de 1.700 délégués (délégations des Etats membres, organisations internationales, organisations de la société civile, experts) venus de près de 90 pays différents.

La délégation de la France était notamment représentée M. Alexis LAMEK, directeur des Nations unies, des organisations internationales, des droits de l’Homme et de la francophonie, Dr Nicolas PRISSE, président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), ainsi que par des représentants du ministère de l’Europe et des affaires étrangères (sous-direction des affaires politiques et de la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée), de la mission nationale de contrôle des précurseurs chimiques (MNCPC), de l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), et de la représentation permanente de la France auprès des Nations unies.

Au nom de la délégation, le Docteur Nicolas Prisse, président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) a souligné, lors de son discours devant la Commission, la priorité devant être donnée à la mise en œuvre des recommandations opérationnelles contenues dans le document final de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies sur le problème mondial de la drogue (SEAGNU) s’est tenue en avril 2016. Il a également présenté la stratégie de la France pour mettre en œuvre ses engagements internationaux, et dont l’objectif est de créer un élan et accompagner une prise de conscience dans l’ensemble de la société, pour diminuer les consommations de produits psychoactifs, licites ou illicites, et les conduites addictives avec ou sans substances. Il a par ailleurs exprimé l’attachement de la France à la mise en œuvre de politiques globales de lutte contre la drogue respectueuses des droits de l’Homme.

Participation de la France dans les événements parallèles

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En marge de cette 61ème session, 94 événements parallèles ont été organisés et la France en a co-parrainé trois.

Le premier événement co-organisé par la France a été dédié à l’amélioration de l’accessibilité des substances sous le contrôle à des fins médicales et thérapeutiques, en particulier en Afrique. Il a également été coparrainé par la la Belgique, le Nigeria, le Kenya, l’ONUDC et l’OICS ainsi que des associations telles que l’association internationale des hospices et des soins palliatifs avec l’association africaine des soins palliatifs, une association belgo-congolaise de développement (IYAD) et le comité des ONG viennoises sur les drogues.

Compte tenu du nombre croissant de cas de cancers en Afrique et du besoin connexe de soins palliatifs et de médicaments contre la douleur tels que la morphine, cette problématiquene fera qu’augmenter dans les années à venir. Les orateurs se sont penchés sur les besoins en matière de soins palliatifs et de médicaments contre la douleur dans la région africaine et ont mis en exergue leurs expériences sur le terrain.
Le second événement coparrainé par la France a porté sur le Pacte de Paris – un forum global pour combattre les opiacés en provenance d’Afghanistan, sa région et au –delà. La France a coparrainé l’évènement aux côtés de l’Afghanistan, la Russie et de l’ONUDC, qui s’est déroulé en présence du Directeur exécutif de l’ONUDC, Yuri Fedotov, qui a introduit la session.

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Le dernier évènement coparrainé par la France a été consacré au renforcement de la prévention, en particulier à travers les standards internationaux de la prévention de l’usage de drogue. Cette réunion a été l’occasion de revenir sur les actions de promotion de la campagne de communication de l’ONUDC « Listen First » financé par la MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), ainsi que sur la présentation du programme de l’ONUDC pour le renforcement des capacités des familles. L’évènement a été coparrainé par la France, la Norvège, les Etats-Unis, l’ONUDC, l’OMS et le Comité viennois des ONG sur les drogues.

En savoir plus :
page consacrée à la Commission des stupéfiants sur le site de l’ONUDC ;
page consacrée à la 60e session de la CDS sur le site de l’ONUDC (en anglais) ;
• Stratégie française de lutte contre les drogues et les conduites addictives :
En français : Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013-2017 ;
En anglais : Government plan for combatting drugs and addictive behaviours 2013-2017 ;
En espagnol : Plan gubernamental de lucha contra las drogas y las conductas adictivas 2013-2017 ;
Site de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) ;
Intervention faite lors du side event.

Dernière modification : 05/04/2018

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